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Essai Lexus RC 300h : coupé premium ?

Aujourd’hui, dans un monde principalement dominé par les SUV, tous plus puissants et plus gros, il reste quelques marques automobiles qui proposent des coupés. Lexus en fait partie avec deux coupés dans sa gamme, la LC, essayée dans sa version thermique V8 LC500 sur le site, et la RC, dont nous vous proposons aujourd’hui l’essai dans sa version hybride 300h avec une configuration F-Sport Executive.

Une ligne fluide

Faisons simple, faisons rapide, la voiture a déjà 5 ans et le concept car initial qui l’a inspirée a lui 7 ans. Bien que restylée en 2018, la voiture n’a pas radicalement changé mais son dessin fait pourtant très moderne ! Le style acéré et unique fait toujours son effet et la voiture donne encore l’impression d’être un concept car sur roues. Extérieurement, nous apprécions beaucoup la ligne donc. La calandre, qui faisait immense il y a 5 ans, rentre désormais dans les normes actuelles.

Intérieurement par contre, les 5 ans se font sentir. La console centrale a vraiment vieilli, que ce soit vis-à-vis de la gamme actuelle ou des standards premium des concurrents. On retrouve le touch pad Lexus, un peu difficile à prendre en main au départ, mais toujours pratique à l’usage. L’écran central a vu sa taille augmentée au restylage pour passer à 10,3 pouces et comporte l’ensemble des éléments importants. Le volant, chauffant, est lui constellé de boutons avec de nombreux raccourcis. Le combiné d’instrumentation profite, tout comme la LFA et la LC, de l’anneau central qui translate de gauche à droite pour se balader dans les menus, ça fait son petit effet. Si le combiné et l’écran central sont plutôt complets, nous regrettons tout de même la non présence d’une connectivité CarPlay/AndroidAuto.

Les sièges s’avèrent confortables à l’avant et permettent de trouver une bonne position de conduite. Ils sont ventilés et chauffants et offrent une belle multitude de réglages. A l’arrière, les places seront plus restreintes et limitées aux petites personnes, sur des petits trajets. Le coffre, plutôt spacieux, fait de la RC une belle accompagnatrice de voyage, très typée GT par son habitabilité et son design. Enfin, évoquons la sonorisation de la voiture, plutôt de bonne facture et signée de la marque spécialisée dans la HiFi haut de gamme Mark Levinson.

Sur route, typée GT

Il y a des démarrages qui font plaisir aux oreilles, et il y a les démarrages d’hybrides, silencieux. Evidemment, la Lexus RC 300h est de celles-ci. Démarrage en silence, la voiture se montre, dès les premiers tours de roues, très confortable. Les jantes en 19 pouces et les pneus taille basse ne viennent pas dégrader ce confort et c’est une très bonne surprise. En mode EV, la voiture se montre réactive et agréable sans pour autant afficher des performances de sportives. Malheureusement, ce mode EV jouit d’une très faible autonomie avant que le bloc thermique ne se réveille. Cela contraint son utilisation aux démarrages et aux bouchons pour réduire l’impact de l’accélération. Ce mode EV reste tout de même intéressant car grâce à lui, le coupé de 1735Kg, d’une puissance combinée de 223ch tiré du 4 cylindres 2,5l et de son hybridation, la consommation reste contenue aux alentours de 6L/100km. Beau score !

La voiture dispose aussi d’un mode sport pour les personnes qui veulent “s’amuser”. Les suspensions se raidissent un peu et le convertisseur de couple CVT créer alors des fausses vitesses. C’est assez déroutant de voir la voiture passer les rapports sans voir les tours minutes bouger et je n’ai d’ailleurs toujours pas compris l’intérêt de ce mode. Dans ce mode sport, la partie électrique sert uniquement à donner de la puissance supplémentaire mais n’en fait pas pour autant une sportive… On restera en mode classique, c’est une GT faite pour la route. Et si vous voulez du sport, la gamme Lexus dispose de la RC-F et son V8 de 477 ch !

Une bonne affaire ?

Sur le papier quand on voit le tarif de notre modèle d’essai à 63.690€, on ne pense pas forcement faire une affaire. Pour autant, elle se place clairement dans les standards de véhicules allemands niveau taille et confort. Un petit tour rapide sur le configurateur Mercedes-Benz nous montre que la Classe E Coupé (certes plus aboutie technologiquement) se place aisément 10 à 15.000€ plus chère sans variante hybride. Là ou Lexus perd l’avantage, c’est dans la gamme moteur très restreinte qui, hormis ce 4 cylindres 223ch, ne dispose pour seule autre variante que du V8.

Alors conquis ? Pour nous c’est encore compliqué de la juger intégralement. Elle a énormément de qualité et il faut l’avouer, c’est un peu à contre coeur que nous l’avons rendue. Pour autant, on sent que la voiture commence à approcher de la fin de carrière et que le réseau ne fait pas d’effort pour lui donner des ventes supplémentaires. Les beaux jours revenus, nous essayerons de tester sa variante sportive, afin de savoir s’il s’agit uniquement d’une belle voiture ou si elle est peut être aussi efficace que son look ne le laisse préjuger. Pour patienter, voici la galerie d’images réalisées pendant l’essai.

Texte et photos : Julien HUET pour Virages Auto