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Essai Audi RSQ3 Sportback : Laissez passer Hulk !

Il y a des essais que l’on attend plus que d’autres. En l’occurrence, quand on m’annonce que je vais avoir un gros joujou vert pomme de 400 ch, j’avoue que ça m’intéresse plus qu’une citadine de 80 ch ! Savant mélange entre le SUV et la sportivité ? Ou N-ième SUV sous stéroydes ne sachant pas prendre un virage avec un peu de dynamisme ? C’est ce qu’on va vous raconter dans cet article haut en couleurs. Attention les yeux ! Essai Audi RSQ3 Sportback : Laissez passer Hulk !

Audi RSQ3 : La discrétion, c’est pas son truc

On va poser les choses au clair de suite. Le vert Kyalami (une option à 500€), ça ne plaira pas à tout le monde. Mais moi j’adore, surtout quand c’est associé aux énormes jantes noires de 21’’ (pour 1.100€). La contrepartie de cette configuration extravagante, c’est qu’on attire les yeux sur nous. Discussions sympathiques au feu rouge, yeux d’enfant ébahis mais également demande de l’endroit où ça se loue par la racaille du coin. En l’espace de 40mn, j’ai eu le droit à tout. Il y a bien longtemps qu’on ne m’avait pas autant interpelé avec une voiture d’essai. En même temps, est-ce vraiment la discrétion qu’on lui demande quand on choisit une configuration de la sorte ?

Hulk, c’est le surnom que tous les gens que j’ai croisés lui ont donné. La couleur aide beaucoup à ce sujet mais son côté bodybuildé aussi. La silhouette Sportback lui confère un aspect trapu qui le rend réellement méchant et bestial. Les jaloux, eux, l’appelleront Shrek.

Un intérieur dans la tradition Audi

Sortant récemment de l’Audi S3 Berline, les points communs sont nombreux. Pour autant, A3 et Q3 ne partagent pas une planche de bord commune. Virtual Cockpit, système multimédia MMI, de ce côté-là pas de changement. De même que l’agencement général de la planche de bord est dans l’esprit global des dernières créations de la marque aux anneaux. Mais sur le Q3, on retrouve de nouveau un levier en lieu et place du petit switch de boîte de vitesses.

Coté équipement, on retrouve la HiFi Bang & Olufsen (930€) que j’apprécie toujours autant à chaque essai. Le MMI est, comme sur la S3, équipé de la technologie CarPlay sans fil. Son interface demeure claire et intuitive. Pour les passagers avant, notre modèle d’essai est équipé des sièges sport RS (1.800€) en cuir nappa alvéolé avec surpiqûres du plus bel effet. Dommage que ceux-ci manquent de maintien latéral en conduite sportive. Ils offrent cependant un très grand confort et une position de conduite pas trop haute pour un SUV.

La partie droite de la planche de bord nous réserve un bel insert en carbone sergé brillant (360€) encastrant un logo Quattro rétroéclairé aux mêmes couleurs que le reste des éclairages d’ambiance de la voiture. Pour compléter la touche sportive, on retrouve aussi de l’Alcantara juste au-dessus de cette pièce. La finition est dans l’ensemble très soignée.

Audi RSQ3 : Laissez sortir le monstre !

Assez parlé de la voiture en statique. Il est temps de voir ce qu’elle a dans le ventre ! Au démarrage, le son est sympa. Mais la présence du FAP garde toujours ce côté aseptisé bien que la voiture soit équipée de l’échappement Sport RS avec sorties noires (1.200€). Il faut s’y faire. Hormis les supercars et hypercars, les constructeurs ne se risquent plus trop à faire des voitures sonores à l’échappement. Ils se contentent de haut-parleur qui donnent l’illusion. Dommage. Une première balade pour sortir de Paris me laisse tout de même entendre un potentiel sympathique une fois le mode de conduite RS enclenché qui ouvre les clapets.

Conduite parisienne oblige, on test en premier lieu la voiture dans une configuration « daily driver ». Mode Confort activé, les suspensions sont souples et la boîte de vitesses est douce. La voiture se conduit vraiment de manière coulée. Seule la consommation aux alentours de 15 l/100 km nous rappelle qu’on a un moteur 5 cylindres 2.5 TFSI de 400 ch sous le capot. C’est ce même moteur qu’on retrouve dans le TT RS, la future RS3 ou également celui qui équipera le CUPRA Formentor VZ5.

Musclé et agile

Une fois le mode RS enclenché, le monstre se réveil et offre tout son potentiel. Le moteur prend ses tours et fait tourner les têtes sur son passage. Malheureusement, le coté aseptisé reprend le dessus. On se rend ainsi compte que ça marche très fort sans en avoir la sensation. Si je veux jouer le tatillon, je dirais tout de même que la boîte de vitesses manque de réactivité en mode Sport. Néanmoins, le châssis est incroyable. La voiture passe dans les courbes à des vitesses non avouables et le freinage carbone/céramique (5.950€) permet à la voiture ne pas subir le poids lors de freinages répétitifs. Ce n’est certes pas très joueur, mais alors c’est très efficace !

Dommage que la consommation me calme. Car bien installé dans la voiture, je ne souhaite qu’une chose sur les routes de campagne… continuer à rouler encore et encore ! On remerciera aussi Audi d’avoir mis des suspensions pilotées qui absorbent avec brio les imperfections de la route malgré les jantes 21”.

Audi RSQ3 : Et si c’était ça le bonheur ?

Vous l’aurez compris au fil de l’article, cette Audi RSQ3 Sportback ne se démarque pas forcément comme une voiture de folie. C’est une très belle découverte montrant un fort potentiel pour “appuyer” de temps en temps. Sa polyvalence, que ce soit au niveau du moteur, de la sonorité ou du confort, en font une voiture agréable à conduire au quotidien. Si vous en avez les moyens bien sûr. Si ce ne sera pas une seconde voiture purement axée sur le plaisir, elle vous permettra de faire de sympathiques virées avec votre famille ou vos amis. Cependant, Hulk a un prix. L’Audi RSQ3 Sportback débute à 74.320€, et il faudra compter un peu plus de 93.000€ hors malus pour notre modèle d’essai.

Retrouvez ci-dessous la traditionnelle galerie photo réalisée pendant l’essai :

Texte et photos : Julien HUET pour Virages Auto
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