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Essai Lexus ES 300h : la bonne alternative japonaise ?

A l’heure où les SUV se font de plus en nombreux, il reste important de souligner la résistance de quelques rares berlines. La Lexus ES est d’ailleurs l’une des deux seules représentantes du genre dans la gamme du constructeur en Europe. Mais ce n’est pas le seul argument que la ES amène avec elle. En effet, elle s’équipe enfin des rétroviseurs extérieurs numériques pour notre marché et elle devient ainsi encore plus intéressante à essayer. Saura-t-elle venir concurrencer les ténors du vieux continent ? C’est ce que nous avons voulu savoir. Essai Lexus ES 300h Executive : la bonne alternative japonaise ?

Lexus ES 300h

Cultiver le style par la différence

La Lexus ES est une berline très statutaire. Ici, il n’est pas question de profil un peu étrange comme c’est la mode sur les crossovers. On retrouve un long capot, un long habitacle et une longue malle de coffre. Pas d’effet de style pour améliorer l’aérodynamique, pas d’effet de style pour augmenter le volume intérieur dans un volume extérieur restreint. Ainsi, la Lexus ES culmine à 4.98 m, rien que ça.

La face avant se montre plutôt agressive avec sa grande calandre en X, très travaillée. On retrouve de petits phares acérés de part et d’autre. Ces derniers intègrent la signature lumineuse en forme de virgule chère à la marque. Leur cinématique au démarrage est plutôt étonnante, et rappelle un peu le DS 7. Le long capot continue tout en rondeur jusque l’habitacle. Ce dernier profite d’un bel espace qui profitera, on l’espère, aux passagers, grâce à un empattement de 2,87 m. Cela représente 5 à 10 cm de moins que les Mercedes Classe E et BMW Série 5, qui sont toutefois différentes par leur architecture propulsion.

Lexus ES 300h

En s’arrêtant sur la partie habitacle, on retrouve les petits rétroviseurs caméras. C’est assez déstabilisant de voir de petits rétroviseurs, mais également de voir à quel point ils sont finalement assez imposants. Le coffre se montre assez grand, et offre un dessin qui équilibre la ligne. On retrouve une forme en X sous les feux LED, en réponse à la calandre. Si le design de berline me plaît, je dois reconnaître que les logos énormes manquent un peu de discrétion. Je veux bien comprendre qu’on mette en avant une technologie, mais dans le cas de la ES, cela manque de raffinement.

Globalement, la voiture a beaucoup plu. De nombreuses têtes se sont retournées sur son passage et les commentaires ont été très positifs.

Bienvenue à bord de la Lexus ES 300h

Lexus ES 300h

Deux mots clefs viennent en tête quand on ouvre la porte de notre Lexus ES : espace et qualité. Le premier ne manque pas et une belle impression de qualité perçue saute aux yeux. En s’attardant un peu dans les détails, l’intégration des deux écrans liés aux rétroviseurs n’est vraiment pas la plus sexy qui soit. C’est posé tel quel. On verra plus tard si la fonction a pris le dessus sur le style ou non mais c’est assez surprenant. Pour le reste, c’est plutôt bien intégré.

On regrette un peu le combiné, toujours pas numérique, qui joue entre aiguilles, petits écrans et autres boites à lumières. Le grand écran 12 pouces central offre une très belle surface d’affichage. Attention cependant, il n’est pas tactile comme c’est le cas sur les dernières Lexus, et il ne se dirige que via le trackpad central. Comme pour le RX 450h que nous avions essayé, c’est à prendre en main avant d’être vraiment pratique.

Lexus ES 300h

Le cuir que l’on retrouve sur les sièges et la planche de bord est d’une très belle facture. L’ensemble des matériaux ou presque est d’ailleurs de cette trempe. Le volant partage le cuir et le bois sur sa jante, alors que les plastiques pour les commandes se montrent agréables à l’œil. La console centrale oscille également entre cuir, bois et plastiques qualitatifs. Seuls écueils, la planche de bord et ses commandes centrales. On retrouve à la fois de très beaux boutons, la montre traditionnelle et de beaux matériaux, mais également de plus simples boutons en plastique noir grainé. Le mélange ne saute pas aux yeux tout de suite mais se montre un peu déroutant à la longue… Dommage, on tutoyait le sans faute !

Lexus ES 300h

Les sièges conducteur et passager sont chauffants et ventilés, à réglages électriques. On retrouve le réglage ‘auto’ de ces deux options que Romain avait découvert sur l’essai du Lexus UX 300e. Il faut reconnaître que c’est assez pratique. Le volant est lui aussi chauffant. Contrairement à la Classe E, on ne retrouve pas les repose coudes chauffants. Cependant, la console centrale qui s’ouvre dans les deux sens est un vrai must have. Cela rend l’usage pratique aussi bien pour le conducteur que le passager. Question pratique, la ES ne manque de rien. Elle se paye le luxe d’un repose téléphone accessible, le protégeant ainsi des chocs dus aux allers et retours dans un compartiment beaucoup trop grand. Dernier point, la Lexus ES propose … un lecteur CD, en complément des autres technologies (BlueTooth, USB notamment).

Lexus ES 300h

Les places arrière, chauffantes, sont tout simplement immenses. Je n’ai pas pu comparer directement avec une Classe E mais c’est beaucoup plus grand que dans mes souvenirs. Trois places sont disponibles mais il sera préférable de n’en utiliser que deux. La troisième sera réservée aux petits trajets de secours. Si l’espace ne manque pas, cela manque tout de même de quelque chose dédiée aux passagers arrière pour animer les trajets. Cependant, deux ports USB et une prise électrique sont proposés pour offrir une autonomie prolongées aux différents devices. Concernant le coffre, il offre 454 L. Autant vous dire que ce n’est pas la place qui manquera dans cette berline.

Le plaisir des grandes berlines

Notre Lexus ES 300h ne déroge pas à la sacro-sainte règle du groupe Toyota : l’hybride auto-rechargeable. (même s’il existe de sacrés engins dans les deux gammes à côté des hybrides). Ainsi, notre berline s’équipe d’un 4 cylindres 2,5 L de 180 ch travaillant main dans la main avec un moteur électrique de 120 ch. Ils offrent en combiné une puissance totale maximum de 218 ch et 300 Nm de couple. L’ensemble arrive aux roues via une boîte de vitesses CVT. Je m’attarde directement sur cette boîte. Globalement, soit vous adorez, soit vous détestez. En conduite coulée, elle se montre extrêmement agréable. Les fortes pressions sur l’accélérateur propulseront le moteur dans les tours et il y restera. C’est assez étonnant d’ailleurs, car la Lexus ES 300h se montre beaucoup plus véloce qu’attendue !

Lexus ES 300h

La consommation est maitrisée malgré le poids (1.755 kg) et ma conduite dynamique. Je plafonne à 6,6 L pour 100 km, ce qui est admirable pour un moteur thermique atmosphérique ! On notera le rayon de braquage important, qui, allié aux porte-à-faux de bonnes dimensions, pourra se montrer angoissant. Enfin, le confort se montre remarquable, que ce soit l’assise, les suspensions, ou la tenue de route. La voiture semble taillée pour traverser l’Europe sans s’arrêter. Petit point sur la sonorisation. Elle est signée Mark Levinson, mais ne me donne pas entière satisfaction. Ses concurrentes directes proposent des systèmes signés Burmester, Bang & Olufsen ou Bose, offrant un meilleur retour. Pour profiter d’une très bonne signature sonore, il faudra jouer avec les réglages et monter le volume, là où les concurrentes gardent la qualité sonore sur toute la plage d’utilisation.

Lexus ES 300h

Rétroviseurs numériques : gadget ou utile ?

C’est LA grosse nouveauté de la voiture. Il s’agit d’une prouesse technologique que l’on ne retrouve aujourd’hui que sur quatre voitures : la Honda e, l’Audi e-Tron (le SUV), la McLaren Speedtail et la Lexus ES. Je dois dire qu’en tant qu’ingénieur et passionné de technologies, c’est LE point qui m’a fait essayer la voiture.

Pour rappel, les rétroviseurs sont remplacées par deux caméras dont l’image filmée est retranscrite en temps réel dans les deux écrans situés sur le haut de planche de bord. En phase de roulage, le système n’est pas trop dérangeant. Il est possible de vite se faire à cette image déroulant dans notre champs visuel périphérique. Il faut un certain temps pour analyser et comprendre le lien entre la distance réelle des objets et l’image visible sur l’écran. Pour vous aider, il y a 3 traits bleus qui s’affichent lorsque vous roulez (4 à haute vitesse). Chaque trait représente 4 mètres.

Lexus ES 300h

Concernant les manœuvres et les phases de roulage à basse vitesse (en ville), cela se complique un peu. Pour ce qui est de la marche arrière, les deux caméra passent en vision grand angle. Cela vous offre une meilleure vue sur ce qui vous entoure. De plus, l’empreinte au sol de la voiture est rajoutée sur les écrans via un entourage bleu et rouge, permettant de positionner la voiture au centimètre. Pratique ! Par contre, les manœuvres en marche avant sont plus compliquées. En effet, les caméras reviennent directement en mode normal (plus de grand angle donc). Il est alors difficile de visualiser l’aile arrière et le positionnement des roues.

De la même façon, les motards et cyclistes deviennent invisibles lorsqu’ils sont positionnés dans l’angle mort. Heureusement, ils sont signalés via un gros pictogramme orange. Cependant, il est possible d’activer manuellement et pendant 15 secondes la vision grand angle des rétroviseurs, même en marche avant

Lexus ES 300h

Pour la comparer à l’Audi e-Tron que j’avais essayée aussi pour cette technologie, il y a du positif et un peu de négatif. Pour commencer par le négatif, parlons de la qualité de l’image. Elle est moins bonne et moins précise qu’un e-Tron. C’est avant tout lié à la technologie utilisée : OLED pour l’Audi, TFT pour la Lexus. Par contre, pour tout le reste, la Lexus se montre plus convaincante. Le positionnement des écrans est idéal (bien que peu esthétique), la gestion des contrastes et des couleurs est très satisfaisante et à aucun moment, il semble possible de ne pas ‘trouver’ ses rétroviseurs, comme c’était le cas sur l’Audi.

Lexus ES 300h : en conclusion

Vous l’aurez compris, j’ai été assez emballé par la Lexus ES 300h. Démarrant à partir de 50.000 € dans sa configuration de base, le prix de notre Lexus ES Executive (le haut de gamme) s’établit à 67.490€, option comprise. Oui, il n’y a pas de pluriel car la seule option que nous avons est la rétrovision numérique extérieure (2.000 €). D’ailleurs, 30% des acheteurs de cette finition optent pour cette option. La consommation est très contenue, le confort très appréciable, et le prix plus que serré, surtout en comparaison des concurrentes allemandes. Alors oui, la Lexus ES 300h partagera sa plateforme avec la Toyota Camry, mais elle en offrira autant que ses concurrentes, tout en se différenciant par certains choix techniques, technologiques, et stylistique, pour 10 à 20.000 € de moins…

Lexus ES 300h

Retrouvez l’ensemble des photos réalisées pendant l’article ci-dessous :

Texte et photos : Antoine
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