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Essai Mazda CX-30 : le SUV qu’il vous faut ?

En décembre dernier, nous avions pris en main la Mazda 3 Skyactiv-X 180 ch en boîte manuelle. A l’époque, nous avions longuement hésité entre boîte automatique et manuelle avant l’essai. Afin de comparer les deux, nous avons mis la main sur sa variante surélevée Mazda CX-30, équipé du même moteur, mais en boîte automatique. Un pari osé que de proposer 180 ch atmosphériques dans un SUV ? On vous répond dans l’article !

Mazda CX-30 : un design raffiné

De prime abord, quand je suis arrivé au parc presse, c’est son look qui m’a réellement plu. Un gabarit qui semble contenu mais pourtant très proche du Peugeot 3008, si ce n’est une hauteur plus basse de 8 cm. Ça change tout, elle semble du coup râblée. Cela lui confère un look très sympa, si ce n’est même un poil agressif (dans le bon sens du terme). Le tout sans étonnamment perdre beaucoup de place à l’intérieur, j’y reviens un peu plus bas.

La forme de calandre rappelle un peu les créations de DS alors que l’arrière trouve des faux airs de Jaguar F-Pace, avec la forme des feux notamment. Le tout pour un design élégant et harmonieux qu’on apprécie regarder. Dans sa livrée Soul Red Crystal métallisée (900€), il faut dire que le SUV en jette bien ! La couleur a des reflets sublimes au soleil. Dans cette finition Exclusive, la couleur se retrouve rehaussée par un intérieur contrastant nommé Pure White. Niveau options, le Mazda CX-30 possède tout ce que l’on demande à une voiture moderne : connectivité Androïd Auto/CarPlay, phares full LED, régulateur auto-adaptatif ainsi que diverses aides à la conduite. Mais ici, le tout est livré de série pour un prix total de 39.000€, belle prouesse ! Chez les Allemandes à équipement équivalent, comptez environ 10.000€ supplémentaires.

A bord, c’est tout confort

J’en ai déjà un peu parlé dans le paragraphe précédent mais il est bon de revenir dessus. Option gratuite, l’intérieur avec les sièges Pure White est associé à une planche de bord et des panneaux de porte de couleur marron. L’ensemble s’accorde bien pour un résultat que l’on peut aisément qualifier de “haut standing”. Si le blanc sera sûrement salissant dans le temps et demandera un entretien rigoureux de la part des propriétaires, il offre tout de même un combo de couleurs vraiment sympa et de très bonne facture.

Sièges électriques, volant chauffant, c’est ambiance 4 étoiles. On regrettera peut-être l’absence d’un combiné tout digital. Après, les aiguilles, en soit, ce n’est pas moche. Et ça fonctionne toujours aussi bien d’autant que le centre du compteur est tout de même agrémenté d’un écran pour donner les informations utiles sur la consommation ou les aides à la conduite. On retrouvera aussi la vitesse, la limitation de vitesse ou encore la présence de voiture dans l’angle mort au niveau de la VTH pour les gens en manque de technologie.

Pour compléter, notre CX-30 d’essai est équipé d’un système audio BOSE. Celui-ci est de bonne qualité et offre une belle expérience sonore. Mais je regrette le volume un peu juste, heureusement que la voiture est silencieuse… Mais ça on en reparle tout de suite dans la partie conduite.

Le SUV Urbain parfait ?

Pour l’instant, la voiture coche beaucoup de cases OUI pour répondre au titre de l’article. Mais on attaque désormais une partie importante de l’essai d’une voiture… la conduite ! Alors 180 ch atmosphériques pour un peu moins de 1.400 kg, c’est assez ?

Avant d’aller parler de performances, il faut parler d’une chose: le bruit. C’est impressionnant le silence qu’offre ce moteur. Au démarrage il est d’une telle discrétion que sans regarder le compteur on n’est vraiment pas sûr d’avoir lancé celui-ci. Un 4 cylindres de 2 litres caché par un cache moteur insonorisé qui possède un système d’accroche bien pensé pour les bricoleurs et garagistes qui devront effectuer les entretiens. C’est du détail mais ça montre à quel point Mazda pense à ses clients.

En ville, le CX-30 sait se montrer agile. Il offre un réel confort de conduite et son gabarit se prend facilement en main. La BVA à 6 rapports est un peu lente mais fait largement son boulot. Point intéressant et pourtant pas celui auquel on aurait pensé au départ, ce moteur offre une consommation faible ! On tourne aux environs de 6,5 litres pour 100 km.

Mazda CX-30 : et la route alors ?

Sur autoroute, c’est un peu moins glorieux. La lenteur de la boîte se fait sentir lorsque l’on souhaite doubler, accentuée par un moteur qui manque clairement de reprise dû au manque de suralimentation. Pire encore, lorsque l’on utilise le régulateur de vitesse, la boîte de vitesses se perd dans les rapports au point de rétrograder 2 vitesses et aller chercher la zone rouge pour passer de 125 à 130 km/h. Un peu dommage d’entendre le moteur gronder de la sorte quand on sait à quel point il est silencieux sur le reste de la conduite.

Un mode sport existe sur la boîte de vitesses. Personnellement je n’ai pas vu de différence dans la façon de gérer les rapports entre les deux modes. Si 1.400 kg n’est pas un poids énorme pour un petit SUV, je regrette aussi le manque de mordant au freinage qui, sur autoroute, m’a valu une petite frayeur ainsi qu’à mes passagers. C’est une habitude à prendre, il faut anticiper.

Mazda CX-30, c’est celui qu’il vous faut ?

Un Mazda CX-30, pourquoi pas ! Il offre des qualités indéniables pour un SUV de cette catégorie avec en plus un look qui sors de l’ordinaire. Mais dans une configuration 180 ch BVA, je suis moins sûr du choix. La boîte manuelle est plus adaptée à ce moteur, c’est une certitude, et je suis certain qu’avec une suralimentation, il sera tout aussi agréable à conduire et sera du coup profitable en BVA. Pour conclure, je dirais que le pari est réussi en demi-teinte car Mazda a su créer un SUV attractif à prix très correct pour l’équipement. Ils ont aussi réussi à créer un moteur atmosphérique de 2,0 litres qui, sur la totalité de l’essai, n’a consommé que 7,4 l / 100 km mais qui malheureusement présente quelques lacunes quand celui-ci est couplé à la mauvaise transmission.

On vous laisse en compagnie de la traditionnelle galerie photo complète de l’essai :

Texte et photos : Julien HUET pour Virages Auto
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