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Essai Mazda MX-5 NA : mamie fait de la résistance

Essayée récemment en version 30ème anniversaire, la MX-5 est de retour sur le site. Si vous avez fait attention à l’article dans sa globalité, vous aurez remarqué la présence sur quelques photos d’un exemplaire de première génération. Mamie du parc presse Mazda, la MX-5 NA est une icône intergénérationnelle que nous nous devions d’essayer. Prêt à faire un bon 30 ans en arrière ?

Mazda MX-5 NA: Intemporelle ?

Mazda MX-5 NA

Sortie en 1989, la Mazda MX-5 est vite devenue une icône de la marque. Notre modèle d’essai appartient à Mazda France et date de 1991. Son aspect semble neuf car celle-ci a été restaurée et a notamment bénéficié d’une peinture complète. Mais elle ne possède en plus “que” 130.000 km. Pour une semaine, Mazda nous a donc confié son bébé, la mamie du parc, celle que les attachés de presse adorent et aiment regarder. Il faut l’avouer, on a également pris du plaisir à la regarder, figée dans le temps. Elle interpelle les passants qui posent des questions sur le modèle mais aussi sur l’âge. Tous sont unanimes, elle ne fait pas ses 30 ans !

Mazda MX-5 NA

Là où la MX-5 NA tire également son épingle du jeu, c’est qu’elle intéresse aussi bien des passionnés d’automobile que des gens qui n’y connaissent rien. Mais tous s’imaginent déjà à brasser les kilomètres à son volant le temps d’un weekend ou d’une balade.

Mazda MX-5 NA

Trêve de bavardages, il est temps de vous présenter un peu plus en détails cette MX-5 NA. De couleur Classic Red (Code couleur SU), elle est issue des premières séries de MX-5, vendues entre 1989 et 1994. Elle est équipée du moteur 1.6 115 ch. Ce n’est qu’à partir de 1994 que Mazda a mis son logo sur le capot et proposé d’autres coloris que le rouge et le blanc (hors série spéciale). Vendue à l’époque pour 139.900 Francs, c’est aujourd’hui une voiture qui tient bien la côte !

Le minimum syndical

Mazda MX-5 NA

Acheter une Mazda MX-5 NA, c’est acheter un mode de vie. La voiture prend tout son sens lorsque l’on roule capote ouverte. Ici, tout est manuel. On détache la capote au niveau des accroches sur le montant de pare-brise et on jette tout ça en arrière. Rapide et efficace ! Sur les 400 km d’essai, je n’ai pas roulé une seule fois avec le toit fermé, si ce n’est le temps de la sortir du parking de Mazda France.

Si certains imaginent qu’un cabriolet est forcément lourd, oubliez ce préjugé. Sur la MX-5 NA, il n’y a pas d’électronique ou d’options diverses et variées. Un compteur à aiguilles indiquant le strict nécessaire, un bouton pour ouvrir les phares, les warnings, un réglage de ventilation et 2 vitres électriques. C’est bien suffisant. Notre modèle ne dispose même pas d’autoradio et se retrouve du coup à afficher un poids de 955 kg sur la balance.

Mazda MX-5 NA

Regardez les panneaux de porte, c’est plat, il n’y a pas de superflu. C’est une chose qui manque dans les voitures moderne… un peu de simplicité. Volant Momo, sièges semi-baquets et petit levier de vitesse. Et si c’était ça la vraie vie ?

Cheveux au vent

Mazda MX-5 NA

Il est temps de vous parler des sensations au volant. La Mazda MX-5 NA est un petit gabarit, 3,97 m de long pour 1,24 m de haut. Heureusement qu’elle est rouge pour se faire remarquer sinon, on se fait vite peur en doublant un camion.

Le moteur de 115 ch n’est pas un foudre de guerre, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. La MX-5 n’a pas été créé dans l’idée d’être une voiture de sport, elle est là pour la balade et le plaisir. Un compromis idéal entre passion britannique et fiabilité japonaise.

Mazda MX-5 NA

Grâce au poids plume, les reprises sont tout de même très correctes et vous permettent de vous faufiler sans encombre dans la circulation. Ce petit roadster propulsion est agile et réellement agréable à conduire. Volant Momo en main gauche, levier de vitesse en main droite, on avale les kilomètres sans s’en rendre compte dans un confort spartiate mais efficace. Le regard des passants et les pouces levées rendent cette expérience vraiment enrichissante au point que l’on ne souhaite plus s’arrêter.

Mazda MX-5 NA

Même si ce n’est pas sa vocation première, j’ai voulu voir si 115 ch pour moins d’une tonne pouvaient faire de cette voiture une petite sportive. La commande de boîte est précise, le châssis rend la voiture agile mais les suspensions sont réellement typées confort et le train arrière n’autorise pas de dérives dans les virages tant que l’on reste à vitesse raisonnable. Si l’on doit la définir, ce serait plutôt dans la catégorie GT qu’il faut la placer. Mais sa vraie définition est que c’est une MX-5, et rien d’autre.

Mazda MX-5 NA: Une mamie extra

Côte stable mais pas très haute, coût d’entretien faible, icône des roadsters… Cette mamie m’a fait tourner la tête. Il n’y a pas besoin de rouler vite pour se faire plaisir, c’est une véritable voiture plaisir avec son charme bien à elle. Si la version en 1.8 130 ch doit agrémenter encore un peu ce plaisir grâce à l’ajout de puissance pour la rendre un peu plus sportive, la version 115 ch est la plus recherchée et très certainement le meilleur compromis. Entre une ND 30ème anniversaire et une NA, dur de faire un choix. L’idéal étant de posséder les deux !

MX-5 : A-t-elle vraiment changé en 30 ans ?

Un modèle qui vit sur plus de 30 ans voit souvent ses versions les plus récentes dénigrées par les puristes. La 911 est devenue trop moderne, trop grosse, trop parfaite, alors que les berlinette Ferrari sont devenue trop faciles, trop chères et trop nombreuses. La MX-5 se place à l’opposé. Elle fait partie des voitures qui ont évoluées sans perdre une once de ce qui a fait leur succès. La différence de poids entre une NA et une ND se compte en kilos, et pas en centaines de kilos. La différence de puissance est inférieure à 40 %. L’esprit n’a pas changé. Réaliser une semaine à bord de ces deux modèles nous a permis de bien voir que rien n’avait changé, mais que la MX-5 ND n’avait fait que s’améliorer, sans détériorer le plaisir que la NA avait amené. Et ça, c’est une immense réussite !

Pour profiter pleinement de cette auto, on vous laisse en compagnie de la traditionnelle galerie photo complète de l’essai.

Texte et photos : Julien HUET pour Virages Auto
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