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Essai Mercedes Benz CLA 350 4MATIC : la reine de l’efficience

Après notre essai de la récente CLA en motorisation 250+ en plein hiver, nous voulions entrevoir le meilleur de la CLA sous des conditions plus clémentes. La base nous avait bien impressionnés, et il nous tardait de savoir à quel point la berline coupé pouvait être efficace ! Nous avons jeté notre dévolu sur la motorisation 350. Nouvelle motorisation, nouvelles technologies à bord, quelques différences à droite et à gauche rendent la redécouverte de cette auto plutôt très intéressante. Essai Mercedes Benz CLA 350 4MATIC : la reine de l’efficience

Les détails qui font la différence

Stylistiquement parlant, « notre » Mercedes CLA du jour est très similaire à la première CLA que nous avions essayée. Le gris Alpin UNI identique y joue pour beaucoup. Nous retrouvons l’ensemble d’éclairage avant et arrière très complet. A l’avant les phares reprennent les étoiles Mercedes au niveau des éclairages de jour. On retrouve également les étoiles dans la calandre rétro-éclairée et animée lors des phases de démarrage du véhicule. Un bandeau lumineux rejoignant les deux feux surligne la calandre. A l’arrière, on retrouve la forme d’étoile dans les feux arrière, eux aussi rejoints par un bandeau lumineux.

Les jantes AMG Line en 19 pouces font un peu petite sur ce profil assez massif. La faute viendra du pack batterie réhaussant la voiture de façon importante. De manière générale, on apprécie toujours les petits détails qui composent la voiture. Les poignées rétractables, l’absence d’antenne visible, les petits rétroviseurs sont tout autant d’éléments qui participent au bon Cx de 0.21. Les portes sans cadre sont toujours aussi élégante à l’ouverture.

Mercedes CLA 350 4MATIC, toujours plus technologique à bord

En ouvrant la porte de la Mercedes CLA 350, évidemment nous ne sommes pas dépaysés, quoi que. En effet, si on ne découvre pas un tout nouveau cockpit, deux éléments nous intriguent. Les décorations claires à effet texturées et l’écran passager. Pour le reste, on retrouve les sièges très confortables bien qu’un peu fermes en Alcantara. On retrouve également les jolis éléments de commandes de sièges sur la porte, les aérateurs en hélice, le grand toit panoramique. Concernant les aérateurs, le mouvement de réglage se montre précis mais le ‘clic’ sonore qui l’accompagne fait assez fragile. C’est un choix des équipes Mercedes et c’est assez étonnant dans le cockpit, surtout que le mouvement semble « solide ». L’image et le son ne vont pas vraiment ensemble. Après, on vous le reconnait, quand on n’a plus que ça à dire, c’est que tout va bien !

L’intérieur en ARTICO et microfibre MICROCUT noir et blanc perle est en option à 200 euros. Notre modèle essai est équipé des « inserts décoratifs en fibres naturelles blanc mat silent lines » contre 350 €.  Ces inserts transforment tous l’habitacle. Contrairement à la Renault 5 ou la KIA EV3 qui avaient un petit côté « plastique d’hôpital », c’est ici très qualitatif et plutôt premium. Le décor blanc légèrement moucheté comportent de fines rainures de couleur marron clair qui habillent les pièces. Ces lignes parcourent les pièces de décoration en s’entremêlant autour des autres éléments de la voiture. C’est très sympa quand on aime les petits détails comme ça. On retrouve ces décors blanc à rainures sur la console centrale ainsi que les contre portes avant et arrière.

Lors de notre précédent essai, la CLA ne disposait pas d’écran passager. En effet les planches de bord avec cet écran n’était pas encore entrées en production. Ici, notre modèle essai le propose grace au Pack premium Plus. Comme sur la grande berline EQS que nous avions essayée avec un écran passager, ce dernier n’est évidemment pas accessible (au toucher comme à la vue) par le conducteur. En effet, l’écran se coupe si jamais le conducteur regarde l’écran à la place de la route. Le passager a accès aux plateformes de streaming audio et vidéo. Il a également à quelques jeux via un App’Store, afficher la navigation ou les médias. Cependant, l’écran est positionné un peu bas pour suivre un film en roulant. Si jamais le passager ne se sert pas de l’écran, ce dernier revient en mode veille, et affiche une image choisie ainsi que date et heure.

Le choix de l’image de fond des écrans est liée au choix des ambiances lumineuses à bord. Mercedes propose une grosse dizaine de choix « pré-réglés » mélangeant avec harmonie l’éclairage d’ambiance et l’image de fond. Si jamais vous voulez pour autant choisir ce que vous voulez côté éclairage, le choix est quasiment illimité. Vous choisissez la couleur principale, la couleur secondaire, l’intensité de chacune des sources, etc. C’est assez bluffant et chacun peut ainsi choisir ce qu’il préfère : ambiance feutrée et éclairage discret ou ambiance discothèque.

Le mot d’ordre est efficience !

La motorisation 350 4Matic de la Mercedes CLA propose 354 ch via deux moteurs. Le principal est positionné sur le train arrière et délivre 272 ch. Il sort tout droit de la CLA 250. Le second moteur sur le train avant développe de son côté 109 ch. Le tout délivre donc 354 ch et 515 nm de couple instantané. La batterie offre 85 kWh de capacité utile pour 496 kg..

En ville, la cavalerie est largement maitrisable et  les différences avec la précédente version essayée se font assez limitées. Avec un pied droit un peu léger, suivre le trafic routier permet de descendre sous les 10 kWh / 100 km et il faudra compter environ 12 kWh / 100 km sans faire trop attention. Le confort est très appréciable et malgré le surpoids, l’amortissement fait son travail correctement. Enfin, notons que l’assistant de parking semble amélioré par une mise à jour depuis le premier essai. La recherche de place est plus efficace ainsi que la phase de stationnement. C’est fluide, rapide (trop ?) et bon du premier coup. Seul le BMW iX3 récemment essayé fait aussi bien.

Une fois sur routes plus roulantes, la Mercedes Benz CLA 350 se montre très agréable. La poussée linéaire ne vous écrase pas dans le siège. Cela n’empêche pas un 0 à 100 km/h en seulement 4.9 secondes. Malgré le moteur sur le train avant, ce dernier ne se montre pas trop lourd. Les retours d’informations dans la colonne de direction sont filtrés, mais juste ce qu’il faut. Comme sur la CLA 250, la 350 dispose de 4 modes de freinages régénératifs permettant d’adapter le freinage à chacun. Trois modes fixes existent et un quatrième propose une freinage régénératif adaptatif. Ce dernier s’adapte au profil de la route et aux voitures autour de vous. C’est bluffant à quel point le freinage a toujours été parfaitement dosé !

Sur autoroute, comme pour les versions moins puissantes, le confort prend le dessus. Bercé par les aides à la conduite, on profite du système audio Burmester pour écouter toujours avec qualité nos morceaux préférés. La consommation sur autoroute est tout à fait raisonnable (voir très impressionnante) avec 17 kWh / 100 km à un peu plus de 130 km/h au régulateur. C’est à peu de choses prêt les consommations de la CLA 250 et il y a fort à parier que le moteur du train avant se coupe lorsqu’il n’est pas utile. L’architecture en 800V permet des recharges expresses, jusque 320 kW ! L’autonomie est annoncée à 706 km en usage mixte, comptez 500 km au régulateur sur autoroute.

Mercedes CLA 350 4 MATIC, son prix face à la concurrence

Avec ses 354 ch et ses 4 roues motrices, la Mercedes CLA se frotte aux BMW i4 xDrive 40 et aux Tesla Model 3 Dual Motor. Nous pouvons également compter sur les BYD Seal et les Polestar 2 comme outsider en attendant de plus nombreuses berlines. La Mercedes Benz CLA 350 4Matric de notre essai démarre à 68.300 €. Il faut cependant compter 78.550 € une fois les options sélectionnées. Cela représente 20.000 € d’écart avec la CLA250, fondamentalement largement suffisante…

En face, une BMW i4 xDrive 40 démarre à 71.950 €. Les options similaires à la CLA feront grimper la facture à 82.510 €. Bien que nous adorons l’i4, il faut reconnaître qu’elle prend un petit coup de vieux en attend la future génération Neue Klasse. Vous aurez certes 400 ch mais l’exercice du 0 à 100 km/h demandera 0.2 secondes de plus. La puissance de charge se montre plus limitée (205 kW) alors que l’autonomie plafonne à 567 km. La Polestar 2 Dual Motor Longue Autonomie jouera la carte de la berline surélevée. Avec 421 ch, elle revendique un 0 à 100 km/h en 4.5 secondes et une autonomie de 596 km. Elle s’échange contre 55.300 €. L’ambiance à bord est plus froide, le confort plus ferme.

Une Tesla Model 3 Highland demandera 53.777 €. La qualité sera moindre, les gadgets seront différents et les aides à la conduite plus aléatoires. Le confort d’assise, de suspensions ou encore sonore seront moindres. L’autonomie est annoncé à 660 km, pour un 0 à 100 km/h en 4.4 secondes. Enfin la BYD Seal en quatre roues motrices s’échangera contre 50.990 €. Le 0 à 100 km/h demandera 3.8 secondes grâce aux 530 ch et l’autonomie est annoncée à 520 km. Comme nous ne l’avons pas essayée, nous ne pouvons comparer. Quoi qu’il en soit en remarque une approche très agressive niveau tarification que la Mercedes pourrait avoir du mal à contrer.

Notre avis sur la Mercedes CLA 350 4MATIC après quelques jours

La Mercedes CLA nous avait impressionnés lors de notre premier essai en plein hiver. En plein été et avec une motorisation toute autre, le constat est le même : waouh ! La voiture est extrêmement aboutie, reprenant tout ce qui a fait le succès des récentes Classe A et tout ce qui fait une bonne voiture électrique. Autonomie, performances, consommation, nous n’avons pas vraiment de reproche à lui faire. Mais si l’électrique ne vous va pas pour les raisons qu’ils vous seront propres, Mercedes vous propose une motorisation thermique. Et c’est là l’immense force de cette voiture, elle ne subit pas sa plateforme multi énergie, elle la magnifie. Par contre, elle vous fait payer très cher le passage à quatre roues motrices…

Les +Les –
Consommation et efficacitéUn écran passager à usage limité
La recharge expéditiveLe prix face à une concurrence aux dents longues
Vivacité malgré les 4 roues motrices

Texte et photos : Antoine
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