Dans la famille Mercedes Benz, le GLB tient une place un peu à part. A la fois un des plus petits SUV avec le GLA, il est aussi le seul à proposer 7 places avec le gigantesque GLS. La précédente version de GLB avait eu le droit à une sœur jumelle électrique baptisée EQB. La dénomination EQ devenait la norme pour l’ensemble des véhicules électriques de la marque. Quelques années plus tard et le demi échec de cette gamme EQ au design particulier, Mercedes change son fusil d’épaule et dés-EQ-ise l’ensemble de sa gamme petit à petit. Ainsi la berline CLA propose les deux types de motorisations (électrique et thermique), les récentes GLC et Classe C également. Evidemment, le GLB partageant ses dessous avec la CLA fait également la part belle aux deux motorisations. Essai Mercedes Benz GLB 250+ Limited Edition : le grand bon en avant !

Mercedes Benz GLB 250+ : le style cubique rencontre l’aérodynamique
Le premier point commun qui saute aux yeux lorsque l’on regarde le Mercedes GLB aujourd’hui, c’est qu’il n’y a plus de différence entre un GLB thermique et un GLB électrique. Enfin il y aura bien le bouclier arrière, et encore sur certaines versions seulement. Pour le reste, les équipes Mercedes ont cette fois ci complètement intégré les deux motorisations sous un seul coup de crayon. Ainsi comme sur les CLA, GLC et Classe C, le choix d’un passage à l’électrique a désormais la même valeur qu’un choix de motorisation essence, diesel ou hybride. Pour le client, c’est également beaucoup plus simple, il choisit son modèle AVANT la motorisation.

La recette du nouveau Mercedes GLB ne change pas vraiment. On retrouve le côté armoire normande avec un haut capot horizontal et un habitacle « rectangulaire » pour optimiser l’espace à bord. Si c’est un style résolument commun aujourd’hui sur beaucoup de segments automobiles, Mercedes a été un des premiers à l’instaurer sur les « petits » segments. En effet, le GLK (ancêtre des GLB) arborait déjà ce style. Contrairement à bon nombre des constructeurs qui ajoutent à ce style « boxy » des arrêtes très vives, les équipes de style Mercedes ont ici joué avec la douceur et les arrondis.

Les dimensions du Mercedes GLB 250+ se montrent difficiles à cerner. Avec 4.73 m de long, 1.86 m de large et 1.69 m de haut, le Mercedes GLB est un beau bébé. La « petite » largeur le raccrochant à des segments moins longs habituellement doit jouer pour beaucoup. La peinture Bleu Limpide Métallisé est assez surprenante. C’est une nouvelle couleur au catalogue (contre 900 €) qui oscille entre l’uni et le pailleté. Les paillettes dans la peinture donnant l’effet métallisé ne se révèlent qu’au soleil. Les jantes AMG multibranches en 20 pouces de notre modèle d’essai se montrent un poil petites pour les passages de roues, mais cela devrait augurer un bon confort.

Si l’on rentre plus en détail, le Mercedes GLB reprend bon nombre d’éléments identiques ou similaire à la CLA. On retrouve la calandre étoilée, les projecteurs comprenant là encore des étoiles ou encore les poignées de portes intégrées électriques. Les feux reprennent également le motif des étoiles et sont rejoints par un bandeau horizontal. Etonnamment, Mercedes se paye le luxe de ne pas ré-utiliser les même rétroviseurs que la CLA avec qui elle partage sa base. C’est assez rare dans le monde automobile pour être signifié. Les rétroviseurs sont ainsi vraiment dessinés pour cette voiture et s’intègrent à la perfection (tout comme ceux de la CLA).
Entre grand volume de chargement et raffinement !
En entrant à bord du Mercedes GLB 250 +, nous ne sommes pas surpris par l’habitacle. En effet, c’est un thème que nous commençons à connaître chez Mercedes. On retrouve le volant à double branche horizontale ainsi que la « planche de bord » composée de deux à trois écrans selon les options. Ici, l’option écran passager a été sélectionnée. Si vous ne prenez pas l’option, un décor lumineux composé d’étoile prend place face au passager. C’est ce que l’on retrouvait par exemple sur la première CLA que nous avons essayée.

Les sièges sont un peu fermes à l’assise mais se révèlent confortable sur les longs trajets. Les réglages possibles proposent une belle amplitude et il sera possible pour le conducteur de s’installer relativement bas et inversement. Recouvert de TEP (faux cuir) et d’Alcantara, ces sièges se montreront agréables l’hiver (ils gardent la chaleur). La période de notre essai étant en pleine canicule, nous avons un peu regretté l’absence de sièges ventilés. Cependant la climatisation a fait un excellent boulot de refroidissement de l’habitacle. On retrouve l’Alcantara sur les sièges, mais également sur les contre porte et l’accoudoir central. Si cela se montre vraiment très beau, cela capte absolument toutes les poussières.

On retrouve comme souvent chez Mercedes de jolis matériaux de décoration sur la console centrale et les contre portes. Ici, il s’agit d’un plastique assez qualitatif imitant l’aluminium. Quelques plastiques durs font leur apparition dans le bas des portes et de la console centrale et globalement sur toute la partie basse de l’habitacle. Certains y verront une facilité à nettoyer, d’autres des économies un peu exagérées de la part d’un constructeur premium. Quoi qu’il arrive, cela contraste un peu trop avec la partie haute décrite juste avant.
Le volant mélange les genres. On retrouve le volant et les commandes bien connues des dernières créations de la marque à l’étoile. Cependant, on retrouve un choix assez étrange concernant le réglage du frein régénératif. En effet, on dispose comme sur la CLA de la possibilité de la faire avec le levier de commande de boîte de vitesses. Mais on retrouve également deux palettes « + » et « – » derrière le volant. Et les deux font exactement la même chose. L’éclairage d’ambiance selon un nombre de couleur quasiment infini est également toujours présent dans l’habitacle.

Concernant le second rang, la place aux jambes et à la tête est largement suffisante pour 4 personnes. La cinquième place, bien qu’acceptable sera un peu moins confortable, comme très (trop) souvent de nos jours. Deux prises USB-C prennent place à l’arrière de la console centrale. Le dossier de la place centrale peut se rabattre pour accoudoir et deux portes gobelets pour les passagers gauche et droite. Le coffre propose 520 L au maximum grâce à un plancher deux positions. Une fois les sièges rabattus, ce sont jusque 1.715 L qui sont disponibles. Un frunk de 127 L complète l’ensemble.

Flirt entre souplesse et dynamisme pour un trajet tout en confort
Mercedes a vite imposé son savoir-faire d’un point de vue châssis et confort à ses véhicules électriques. Ainsi, si les première EQE et EQS pouvait sembler un peu pataude en dynamisme et peu confortable pour le deuxième rang, c’est ici balayé. Le Mercedes GLB se montre très dynamique dès les premiers tours de roues, sans imputer le confort. En ville, le SUV se montre plutôt maniable avec un très bon rayon de braquage. Il offre également une bonne visualisation de l’environnement extérieur grâce à ses belles surfaces vitrées et son capot horizontal qui permet de bien voir où se trouve la fin de la voiture.

Le confort est plutôt très bon en ville avec un bon maintien de la caisse mais sur les innombrables ralentisseurs. Malgré le poids de la bête (2.195 kg), les amortisseurs ne rentrent pas directement en butée et le confort s’en trouve vraiment amélioré. En ville pendant notre essai, nous avons alterné entre deux modes de régénération : le mode 3 (maximal) et le mode « auto ». Ce dernier gère de lui-même le freinage (ou la fonction roue libre) en fonction de ce qui est devant lorsque vous levez le pied de l’accélérateur. Cela permet de réaliser des consommations assez basses. En effet en ville, la consommation s’établissait entre 9 et 12 kWh/100 km. Cependant, en ville nous entendons beaucoup de bruit de mobilier à bord sur les différentes aspérités.

Une n’est pas coutume (bien que), nous prenons la direction des Alpes pour quelques jours entre Vercors et Chartreuse. Nous profitons des aides à la conduite de premier ordre et des phares matriciels pour un démarrage de nuit bien facilité. Bien que « simples » aides à la conduite de niveau 2, elles permettent de maintenir vitesse, distances et trajectoires sans aucun soucis. Le Mercedes GLB 250+ dispose également du dépassement semi-automatique qui pour une fois s’est avéré agréable à utiliser. Nous avons également apprécié la possibilité de revenir à un mode « régulateur » uniquement qui ne gère pas la trajectoire.
Sur autoroute et bien chargé en habitant et en bagages, la consommation s’établit entre 18 et 19 kWh/100 km. Un belle prouesse pour une SUV « cubique ». La recharge ultra efficace jusque 320 kW permet de faire de petits arrêts. Il est rare que la pause dépasse les 15 minutes. La batterie de 85 kWh (contre 70.5 kWh sur l’EQB précédent) permet de voyager plus sereinement. Mercedes promet 22 min pour recharger de 10 à 80 %. On regrette que le GPS ne propose pas directement les bornes proposant de charger à 300 kW ou équivalent, nous faisant parfois nous arrêter sur des bornes à « seulement » 175 kW.

Enfin, c’est en montagne que le Mercedes GLB 250+ m’a la plus impressionné. Si les modes conforts et Eco ne donnent pas complètement satisfaction, les modes Sport et Individual sont bien mieux. Le mode Sport sera à favoriser si vos passagers ne sont pas soumis au mal des transports mais s’avèrent très sympa pour le conducteur. De son côté, le mode personnalisé permet le meilleur des deux mondes. Direction et suspensions en sport, performances moteur en mode Confort. Ainsi, le conducteur a une voiture bien réglé et les passagers n’ont pas l’impression de se faire secouer d’avant en arrière entre les virages. Si le SUV se montre bien à l’aise, c’est la consommation qui m’a le plus marqué. 15 kWh/100 km sur un total de 380 km en montagne. Plutôt pas mal du tout !
Le Mercedes GLB 250+ face à la concurrence
Le Mercedes GLB 200 démarre à 46.950 €, soit 2.000 € de moins que la version thermique. Notre exemplaire en finition « 250+ Limited Edition » demandera 55.900 € auxquels on ajoutera 13.900 € d’options pour arriver à 69.800 €. En face, la concurrence est plutôt limitée. D’un côté, on retrouve les deux BMW iX1 et iX3, le GLB se situant un peu entre les deux. Aucun n’offre cependant la possibilité d’avoir 7 places en option. Le Peugeot E-5008 propose de son côté 7 places mais n’offrent pas vraiment les même performances de recharge (loin de là) et ne proposera « que » 230 ch. Par contre niveau autonomie sur une charge, il sera meilleur grâce à la batterie de 97 kWh. Enfin le Tesla Model Y à quatre roues motrices propose également 7 places en option mais une ligne de toit chutante faisant baisser l’espace à la tête au troisième rang.

Les autres SUV 7 places électriques sont bien plus grands pour le moment. Les KIA EV9 et Hyundai Ioniq 9 offriront de leur côté des configurations à 6 ou 7 places mais dépasseront les 5m. Le récent Skoda Peaq proposera lui aussi 7 places mais avec 15 cm de plus encore.
- Peugeot E-5008 GT Exlcusive Grande Autonomie – 97 kWh, 230 ch, 646 km, – 59.690 €
- BMW iX1 eDrive 20 – 65.2 kWh, 204 ch, 472 km – 62.180 €
- BMW iX3 eDrive 40 – 82.6 kWh, 320 ch, 631 km – 72.700 €
- Tesla Model Y Premium Grand Autonomie Transmission Intégrale – 78.8 kWh, 315 ch, 600 km – 59.269 €




Notre avis sur le Mercedes GLB 250+ après 1.800 km
Après une semaine et plusieurs centaines de kilomètres, le Mercedes GLB 250+ nous a convaincu par ses prestations routières. Confort, dynamisme, consommation et autonomie sont au rendez-vous. La proposition est assez unique sur le marché puisque son seul concurrent (par la taille et le nombre de places) est le Peugeot E-5008 qui ne peut pas rivaliser sur tous les points. Le GLB a, encore plus que la CLA, un beau boulevard devant lui. Comme pour la CLA, le rapport prix / prestation est avantageux. Mercedes prouve une nouvelle fois que l’électrique est une motorisation comme une autre ici. Vous achetez avant tout un GLB, et la motorisation électrique se présente comme peut être la plus sympa des alternatives sur notre marché. En attendant une version AMG ?
| Les + | Les – |
| La consommation très raisonnable | Bruits de mobilier |
| La vitesse de recharge | Alcantara qui attrape la lumière |
| Le volume de chargement | Quelques plastiques très peu premium |









































Texte et photos : Antoine
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