Il y a 5 ans, j’avais la chance d’essayer la Toyota GR Yaris Track. Une découverte qui m’avait littéralement marqué tant cette petite bombinette avait réussi à proposer des sensations devenues rares sur le marché automobile moderne. Une voiture au caractère brut, pensée avant tout pour le plaisir de conduite. Un engin capable de transformer n’importe quelle petite route de campagne en spéciale de rallye.
Depuis, Toyota n’a cessé de faire évoluer sa sportive afin de la rendre toujours plus performante et exclusive. Fin 2024, la marque japonaise dévoilait ainsi une série spéciale limitée à seulement 200 exemplaires : la Toyota GR Yaris Ogier. Une version développée en hommage au multiple champion du monde des rallyes Sébastien Ogier et pensée pour repousser encore un peu plus les limites de cette déjà très radicale GR Yaris.
Évolution majeure de la très réussie GR Yaris Track ou simple mise à jour destinée à surfer sur le nom d’Ogier ? Après plusieurs jours passés à son volant, voici notre verdict. Essai Toyota GR Yaris Ogier : une arme de rallye immatriculée
Une Yaris qui n’en est pas vraiment une

Extérieurement, cette Toyota GR Yaris Ogier repose sur la version restylée de la GR Yaris apparue fin 2024. Les évolutions restent discrètes au premier regard mais suffisent à moderniser légèrement l’ensemble. On retrouve notamment un nouveau bouclier avant. Ce dernier laisse davantage apparaître l’intercooler, désormais marqué d’un imposant logo GR-FOUR. La signature lumineuse arrière a également été revue.



Mais cette version Ogier ajoute surtout toute une série de détails spécifiques qui renforcent immédiatement son côté exclusif. La superbe teinte Gris Furtif mat met parfaitement en valeur les ailes élargies et les proportions ultra compactes de l’auto. Les jantes forgées spécifiques arborent discrètement un drapeau français tandis qu’un sticker Gazoo Racing vient habiller les bas de caisse. À l’arrière, impossible de passer à côté de l’énorme aileron en fibre de carbone. Il annonce clairement la couleur : ici, le style passe après l’efficacité. L’ambiance est posée, cette GR Yaris Ogier se veut radicale. Dommage cependant que Toyota ait conservé ce simple sticker imitation carbone mat sur le toit. Face au véritable carbone de l’aileron, le rendu manque un peu de cohérence. Cela apporte un léger côté “cheap” qui dénote avec le reste de la présentation pourtant très soignée.

Pour comprendre à quel point cette GR Yaris est spéciale, il faut aussi rappeler qu’elle n’a finalement presque rien en commun avec une Yaris classique. Contrairement à la citadine que l’on croise quotidiennement qui n’existe qu’en cinq portes, cette version sportive est exclusivement proposée en trois portes. Elle profite d’un châssis et d’une carrosserie largement spécifiques. Les seules pièces réellement communes avec une Yaris standard seraient les rétroviseurs, les phares et… l’antenne. Une liste presque absurde qui montre à quel point Gazoo Racing a développé cette voiture en partant de zéro.

Et même si cette édition Ogier arbore fièrement plusieurs drapeaux français en hommage au pilote, la production reste 100 % japonaise. Comme les autres GR Yaris, elle est assemblée sur le mythique site de Motomachi au Japon. Ce site dispose d’une ligne dédiée aux modèles sportifs de Gazoo Racing. Un détail qui participe encore un peu plus à l’aura très particulière de cette petite bombe.
Un habitacle pensé pour piloter

À bord de cette Toyota GR Yaris Ogier, tout change ou presque. Contrairement à l’ancienne génération qui reprenait une planche de bord largement commune avec la Yaris classique, cette version restylée profite d’un intérieur entièrement revu afin d’améliorer l’expérience de conduite. Et clairement, dès les premiers kilomètres, on comprend immédiatement où Toyota a voulu placer les priorités. Ici, le design et la qualité perçue passent largement au second plan face à l’efficacité. La planche de bord adopte ainsi un style très cubique, presque brutal. Il rappelle par moments les sportives japonaises des années 90. Avec ses formes anguleuses et son instrumentation très orientée conducteur, difficile de ne pas penser au cockpit d’une Nissan Skyline GT-R R34.
L’ensemble est essentiellement composé de plastiques durs peints en gris foncé. Ce n’est clairement pas ce qu’il se fait de plus flatteur dans cette gamme de prix. Mais, honnêtement, la flatterie n’est pas vraiment ce qu’on demande à une voiture de ce type. Tout semble avant tout pensé pour le pilotage plutôt que pour impressionner lors d’un concours de qualité perçue. Cette refonte complète de l’habitacle répond surtout à un objectif précis : améliorer la position de conduite. Toyota a ainsi retravaillé l’ergonomie afin d’abaisser l’assise du siège tout en élargissant le champ de vision du conducteur. Une évolution particulièrement appréciable lorsque le rythme commence à sérieusement augmenter.


Pour autant, tout n’est pas parfait. Les montants de pare-brise restent assez imposants et génèrent toujours un angle mort assez gênant en conduite sportive, notamment dans les enchaînements serrés où l’on aimerait parfois mieux anticiper la sortie de virage. Du côté des sièges, on retrouve ceux déjà présents sur la première GR Yaris. S’ils offrent une position de conduite agréable et suffisamment basse pour se sentir réellement intégré à la voiture, ils manquent toujours d’un véritable maintien au niveau des épaules lorsque l’on commence à attaquer sérieusement. Un petit défaut finalement assez surprenant sur une voiture aussi radicale dans son approche.
Toujours plus de puissance

Sous le capot, la GR Yaris Ogier reste fidèle à la recette ayant fait le succès de la GR Yaris. On retrouve ainsi le désormais célèbre bloc 3 cylindres 1.6 turbo développé par Toyota. Un moteur devenu presque mythique tant il semble improbable sur le papier. Pourtant, malgré sa petite cylindrée, ce moteur continue d’impressionner par son caractère et ses performances. Avec cette évolution apparue lors du restylage, la puissance grimpe désormais à 280 chevaux tandis que le couple atteint 390 Nm. Des chiffres particulièrement impressionnants pour une citadine de ce gabarit. Ils permettent à cette petite bombe japonaise de venir chatouiller des sportives bien plus imposantes et puissantes sur le papier.
Mais contrairement à certains simples gains électroniques que l’on retrouve régulièrement lors de restylages, Toyota ne s’est pas contenté ici d’une simple reprogrammation moteur. Pour supporter cette hausse de performances, le constructeur japonais a directement revu plusieurs éléments internes du bloc. On retrouve notamment de nouvelles soupapes renforcées ainsi que des pistons plus légers et plus résistants. Cela permet de garantir la fiabilité lors d’un usage intensif. Une philosophie assez rare aujourd’hui qui montre à quel point Gazoo Racing prend cette GR Yaris au sérieux.


Et parce qu’une voiture pensée pour le rallye doit être capable d’encaisser de longues sessions de conduite sportive, Toyota a également intégré un équipement particulièrement étonnant : un bouton baptisé “I/C Water Spray”. Situé directement dans l’habitacle, il permet d’envoyer de l’eau sur l’intercooler afin de le refroidir. Cela permet d’optimiser les performances lorsque les températures commencent à grimper. Une technologie déjà aperçue il y a plusieurs années chez Subaru sur certaines générations d’Impreza WRX STI et qui participe encore un peu plus à cette ambiance de véritable voiture de rallye pour la route. Le système est alimenté par un réservoir spécifique installé sous le plancher du coffre. Un détail totalement inutile pour une utilisation classique… et donc absolument indispensable sur une voiture passion comme celle-ci.
Associé à une transmission intégrale GR-FOUR et à une boîte manuelle à 6 rapports, ce 3 cylindres permet à la GR Yaris Ogier de proposer de belles performances. Le 0 à 100 km/h est abattu en seulement 5,2 secondes avant d’atteindre une vitesse maximale annoncée à 230 km/h. Des performances déjà très sérieuses mais qui ne racontent finalement qu’une petite partie de l’expérience proposée par cette auto.

Enfin, cette série spéciale cache également un détail qui devrait faire craquer les collectionneurs. Sur les 200 exemplaires produits, Sébastien Ogier a lui-même signé l’intégralité des caches culbuteurs. Une attention presque anecdotique pour certains, mais qui transforme immédiatement cette GR Yaris Ogier en véritable pièce de collection.
Une sportive utilisable au quotidien ?

C’est forcément la partie que vous attendez le plus : la conduite. Et autant le dire immédiatement, cette Toyota GR Yaris Ogier réussit toujours ce tour de force assez rare de proposer de véritables sensations de sportive radicale tout en restant étonnamment exploitable au quotidien. Durant cette semaine d’essai, j’ai volontairement utilisé la GR Yaris Ogier dans des conditions très variées. Trajets quotidiens, circulation urbaine, autoroute mais aussi longues sorties plaisir sur petites routes de campagne. De quoi découvrir toutes les facettes de cette petite bombe japonaise.
Et au quotidien, la voiture surprend rapidement. Bien sûr, impossible d’oublier que l’on roule dans une sportive. Les suspensions sont fermes, le moteur reste très présent dans l’habitacle et chaque démarrage donne immédiatement le ton. Pourtant, contrairement à ce que son look ultra radical pourrait laisser penser, elle ne demande que peu de concessions. La voiture reste compacte, très maniable et suffisamment confortable pour envisager de longs trajets sans souffrir. Plus étonnant encore, la consommation demeure relativement raisonnable lorsque l’on roule calmement. Nous avons relevé des moyennes régulièrement sous les 8 l/100 km durant notre essai. Une performance presque étonnante compte tenu du tempérament de l’auto.

En revanche, niveau discrétion, il faudra clairement oublier. Entre son look agressif, son énorme aileron arrière et sa sonorité omniprésente, cette GR Yaris attire les regards absolument partout. Impossible de passer inaperçu, même lors du plus banal des trajets domicile-travail. Petit point négatif déjà relevé lors de notre essai de la Toyota Prius, le bip d’alerte de survitesse imposé par les nouvelles réglementations européennes reste toujours impossible à désactiver complètement. Même s’il n’est pas particulièrement puissant, cela devient rapidement agaçant. Encore plus dans une voiture pensée avant tout pour le plaisir de conduite.
Mais toute l’ambiance change réellement dès que l’on commence à explorer les différents modes de conduite. L’instrumentation numérique évolue alors complètement pour plonger le conducteur dans une atmosphère beaucoup plus orientée compétition. D’un affichage relativement sobre en mode normal, on bascule vers une interface ultra complète affichant une multitude d’informations dédiées aux performances et à la surveillance mécanique de l’auto.


Le compte-tours lui-même adopte une présentation très particulière. Les 4 000 premiers tours/minute sont compressés sur la partie gauche afin de laisser un affichage bien plus large à la zone où le moteur révèle véritablement son caractère. Une présentation qui pousse presque inconsciemment à aller chercher les hauts régimes encore plus souvent. Et c’est précisément à ce moment-là que la GR Yaris Ogier révèle sa vraie personnalité.
Le mode “Push Seb” change-t-il vraiment la donne ?

Jusqu’ici, tous nos trajets se sont déroulés en mode Normal. Suffisant pour découvrir les capacités de l’auto au quotidien mais clairement loin de révéler tout le potentiel de cette Toyota GR Yaris Ogier. Car derrière son apparence de petite sportive compacte se cache une voiture au tempérament réellement multiple.
Pour entrer véritablement dans l’univers Gazoo Racing, il suffit alors de basculer sur les modes les plus sportifs. Le premier se nomme Morizo, un clin d’œil au surnom d’Akio Toyoda, grand passionné automobile, PDG de Toyota et figure emblématique derrière le retour des sportives chez Toyota. Pensé avant tout pour une utilisation circuit et la recherche d’efficacité maximale, ce mode modifie la répartition de la transmission intégrale afin de privilégier le train avant avec une distribution pouvant osciller entre 60/40 et 70/30 (avant/arrière). L’objectif est clair : maximiser le grip et aller chercher le chrono.

Mais la véritable curiosité de cette édition spéciale reste évidemment le mode Seb. Spécifique à cette version Ogier, il s’active via un bouton “Push Seb” particulièrement original et presque amusant à utiliser tant il donne l’impression d’enclencher un mode caché de voiture de rallye. Sur le papier, ce réglage développé avec Sébastien Ogier promet un comportement plus joueur avec une répartition de puissance favorisant davantage le train arrière. Dans les faits, sur route ouverte, il reste finalement assez difficile de percevoir une différence flagrante avec le mode Morizo. Les limites de l’auto sont déjà tellement élevées qu’il devient compliqué d’exploiter pleinement ces subtilités sans véritablement hausser le rythme.
Car une fois lancée sur une petite route sinueuse, cette GR Yaris Ogier devient tout simplement bluffante. Que ce soit en mode Morizo ou Seb, la voiture enchaîne les virages avec une efficacité presque irréelle pour un véhicule aussi compact. Le train avant semble littéralement mordre l’asphalte tandis que la transmission intégrale permet de ressortir des courbes avec une motricité phénoménale. Et lorsque l’arrière commence légèrement à se délester, il suffit simplement de remettre les roues droites et de réaccélérer franchement pour que la voiture se replace instantanément dans un mélange de précision et d’efficacité totalement jubilatoire. Impossible de ne pas avoir un énorme sourire qui monte jusqu’aux oreilles tant cette voiture donne l’impression de pouvoir tout encaisser.

La commande de boîte participe également énormément au plaisir général. Les débattements sont extrêmement courts, les verrouillages précis. Chaque passage de rapport donne envie d’aller chercher le suivant toujours un peu plus haut dans les tours. Même la consommation reste finalement relativement raisonnable compte tenu des performances proposées. En conduite sportive, il est évidemment facile de grimper autour des 11 l/100 km mais cela demeure presque surprenant au vu du rythme que cette petite bombe est capable d’imposer. Son poids contenu de seulement 1 355 kg y est clairement pour beaucoup. Il participe également énormément à cette sensation d’agilité permanente.
Au final, plus les kilomètres défilent et plus cette GR Yaris Ogier donne l’impression d’avoir été développée par des passionnés et non par le marketing. Une philosophie devenue rare aujourd’hui et qui explique probablement pourquoi cette voiture procure un tel plaisir derrière le volant.
Une auto sans concurrence

Même si cette édition Ogier n’est plus proposée au catalogue aujourd’hui, Toyota continue de faire évoluer sa petite bombe japonaise. Début 2026, une nouvelle version Ogier a ainsi vu le jour aux côtés d’une déclinaison encore plus extrême baptisée Toyota GR Yaris Morizo RR. Mais si la GR Yaris “classique” débute désormais a 49 950 €, notre version Ogier affichait déjà un tarif particulièrement élevé lors de son lancement fin 2024 avec un prix fixé à 69 000 €. Une somme importante pour une citadine sportive, même ultra exclusive.
Et malheureusement, la situation française actuelle ne joue clairement pas en faveur de ce type d’automobile passion. Avec ses 197 g/km de CO2, cette GR Yaris Ogier se retrouve aujourd’hui frappée par un malus écologique totalement délirant. Ce dernier peut atteindre près de 80 000 €. De quoi faire grimper la facture finale aux alentours de 149 000 €. Un tarif complètement irrationnel même pour une production limitée à 200 exemplaires ? Probablement. Pourtant, malgré ce prix totalement déconnecté de la réalité, cette GR Yaris Ogier conserve une aura assez unique sur le marché automobile actuel.

Car finalement, quelle autre voiture peut réellement proposer une telle expérience aujourd’hui ? Une transmission intégrale, une boîte manuelle, un moteur thermique ultra caractériel, un poids contenu et surtout une philosophie directement héritée du rallye. Même parmi les sportives beaucoup plus puissantes ou prestigieuses, rares sont celles capables d’offrir un tel mélange d’efficacité et de sensations brutes. Cette GR Yaris n’est finalement pas seulement une voiture destinée à générer du volume pour Toyota. C’est avant tout un véritable produit image. Un produit développé pour montrer que le plaisir automobile peut encore exister chez un constructeur généraliste. Et rien que pour cela, difficile de ne pas saluer le travail réalisé par Gazoo Racing.
À une époque où une grande partie de l’industrie automobile semble vouloir uniformiser les sensations de conduite, voir une marque continuer à produire des voitures aussi atypiques et passionnelles fait presque figure d’exception. Une philosophie que beaucoup de concurrents devraient probablement observer avec attention. En effet, elle participe à renforcer l’image et la crédibilité sportive de la marque auprès des passionnés.
Toyota ose encore faire rêver

Sur les 200 exemplaires produits de cette Toyota GR Yaris Ogier, seulement 2 ont été attribués à la France. Autant dire que nous avions entre les mains un véritable collector, probablement destiné à devenir encore plus recherché au fil des années. Et après plusieurs jours passés à son volant, le constat est finalement assez simple : cette version Ogier réussit exactement ce que l’on attend d’une sportive passion. Elle procure des sensations immédiatement, sans artifices et sans avoir besoin d’atteindre des vitesses absurdes pour commencer à s’amuser. Une qualité devenue extrêmement rare aujourd’hui.
Comme lors de mon précédent essai de la Toyota GR Yaris Track il y a quelques années, j’ai pris un plaisir absolument phénoménal à vivre avec cette petite bombe japonaise. Que ce soit pour son look ultra agressif, son efficacité redoutable, son moteur plein de caractère ou encore son exclusivité presque irréelle, cette GR Yaris Ogier possède ce petit supplément d’âme que beaucoup de sportives modernes semblent avoir perdu en chemin. Bien sûr, le contexte automobile actuel et les malus écologiques français rendent ce type de voiture presque impossible à assumer financièrement, même pour les versions plus “classiques” de la gamme. Et c’est probablement le plus frustrant dans l’histoire tant cette GR Yaris représente exactement ce que beaucoup de passionnés recherchent encore aujourd’hui : une voiture développée avant tout pour le plaisir de conduite.
Mais au-delà même de ses performances, cette GR Yaris Ogier rappelle surtout une chose essentielle : Toyota ose encore produire des voitures passionnelles malgré un marché devenu extrêmement contraignant. Au même titre que la Toyota GR Supra, cette GR Yaris montre qu’il reste encore possible pour un constructeur généraliste de proposer des modèles capables de faire rêver les passionnés. Et honnêtement, rien que pour ça, cette petite arme de rallye immatriculée mérite déjà tout notre respect.
Retrouvez juste après notre tableau récapitulatif ainsi que notre traditionnelle galerie photos regroupant l’intégralité des clichés réalisés pendant l’essai :
| Les + | Les – |
| Look démoniaque | Prix final avec malus |
| Performances | Détails de finitions intérieur |
| Veritable collector | Elle n’est pas dans mon garage ! |

















































Texte et photos : Julien HUET pour Virages Auto
Rejoignez-nous sur Facebook et Instagram

