Nouvel essai, nouvelle découverte. Pour la première fois, je prends le volant d’un modèle Smart, une marque que je n’avais encore jamais eu l’occasion d’essayer. Ainsi, j’ai pris la direction les Vosges et l’Alsace pour découvrir la Smart #5. Notre modèle d’essai est ici dans sa version Summit, une déclinaison au tempérament baroudeur. Entre routes urbaines, nationales roulantes et portions vallonnées, le terrain était idéal pour juger aussi bien son confort que ses performances, son autonomie réelle et sa capacité à encaisser les kilomètres sans stress. Un contexte parfait pour mettre à l’épreuve un SUV électrique qui, sur le papier, affiche de solides arguments : grosse batterie, architecture 800V, recharge ultra-rapide et près de 600 chevaux sous le pied droit.
Dans un marché désormais saturé de SUV électriques aux promesses souvent similaires, seule l’expérience au quotidien permet de distinguer les vraies réussites des simples effets d’annonce. Après plus de 1200 kilomètres parcourus à son volant, il est temps de dresser le bilan complet de cette Smart #5, une électrique ambitieuse… Essai Smart #5 Summit : l’arme fatale électrique.
Un SUV qui assume son style

Longtemps associée aux petites citadines urbaines, la marque Smart a profondément fait évoluer son positionnement depuis son rapprochement avec le groupe Geely en 2022. Les liens étroits avec Mercedes-Benz ont été conservés. L’objectif n’est plus uniquement de proposer des micro-voitures, mais bien de construire progressivement une gamme électrique complète, capable de couvrir plusieurs segments. Une stratégie qui sera d’ailleurs bientôt renforcée par l’arrivée d’une future Smart #2, appelée à renouer avec des dimensions et une philosophie proches de celles des modèles historiques.
Dans ce contexte, la Smart #5 incarne aujourd’hui le haut du spectre, avec un SUV familial aux proportions généreuses. Si certaines similitudes visuelles peuvent rappeler le Mercedes-Benz GLB, aucun élément technique n’est partagé entre les deux modèles. Avec 4,69 mètres de long, 1,92 mètre de large et 1,70 mètre de haut, le SUV Smart impose naturellement sa présence sur la route, sans tomber dans l’excès.



Son design se distingue par des signatures lumineuses originales, composées de bandeaux en « pointillés » à l’avant comme à l’arrière. Ces deux éléments participent fortement à son identité visuelle. Un parti pris esthétique audacieux renforcé ici par la configuration spécifique « Vert Planète Mat » associée au toit et aux rétroviseurs « Or Platine ». Discret mais élégant, ce bi-ton met en valeur le caractère premium et baroudeur de la finition Summit.

Cette orientation se retrouve également dans les détails. Les jantes spécifiques de 20 pouces affichent un dessin robuste, tandis que l’attelage électrique, livré de série, confirme les ambitions polyvalentes du modèle. La Smart #5 Summit ne se contente pas d’un simple look d’aventurière. Elle se donne réellement les moyens d’assumer un usage utilitaire et loisirs.
Au final, cette Smart #5 parvient à développer une identité propre, mêlant influences premium, modernité et esprit d’aventure. Sans chercher à copier ses concurrentes, elle affirme un style reconnaissable, cohérent avec la nouvelle stratégie de la marque. Cela permettra-t-il de séduire les conducteurs en quête d’un SUV électrique qui sort de l’ordinaire.
Smart #5 : une ambiance premium, entre Mercedes et modernité

Dès l’ouverture de la porte, l’influence de Mercedes-Benz se fait immédiatement sentir à bord de la Smart #5. L’ambiance générale, le dessin de la planche de bord et la présentation des différents éléments rappellent clairement les dernières productions de la marque allemande. L’ensemble respire le sérieux et la modernité, avec une qualité de finition globalement très convaincante pour le segment.
La planche de bord adopte une forme très ovale, qui structure l’ensemble de l’habitacle et intègre un dispositif à trois écrans. Face au conducteur, un combiné numérique de 10,25 pouces fournit toutes les informations essentielles, complété par un affichage tête haute particulièrement lisible. Au centre, ainsi que devant le passager, deux écrans OLED de 13 pouces prennent place, offrant une excellente définition et une grande réactivité. Une configuration haut de gamme, encore rare dans cette catégorie. L’écran passager apporte un vrai plus en matière de confort à bord. Il permet notamment de connecter un casque Bluetooth afin d’écouter sa propre musique ou de regarder un contenu vidéo sans perturber le conducteur. Un détail qui peut paraître anecdotique, mais qui participe à l’ambiance premium et technologique du véhicule, notamment lors des longs trajets.


Tout n’est toutefois pas parfait. La grande pièce ovale qui compose l’essentiel de la planche de bord est réalisée en plastique dur, une matière que l’on retrouve également sur les poignées de porte. Ces dernières, particulièrement imposantes, manquent par ailleurs d’ergonomie pour les mains de taille moyenne. Un choix surprenant dans un habitacle par ailleurs soigné, et qui constitue à mes yeux le principal bémol en matière de qualité perçue. À l’inverse, certains équipements renforcent nettement le sentiment de confort. L’éclairage d’ambiance, discret et bien dosé, contribue à créer une atmosphère apaisante à bord. Le rangement central intègre également une grande boîte à gants réfrigérée, pratique pour conserver boissons et collations au frais lors des longs déplacements.


Les sièges en cuir Olive Quasar s’inscrivent pleinement dans cette logique haut de gamme. Leur teinte, proche de celle de la carrosserie, crée une continuité esthétique réussie entre intérieur et extérieur. Chauffants, électriques et dotés de mémoires selon le profil conducteur, ils facilitent grandement le partage du volant. Le volant chauffant vient compléter cet ensemble orienté confort, particulièrement appréciable en hiver.



Aux places arrière, la Smart #5 impressionne par son habitabilité. L’espace aux jambes est tout simplement remarquable, y compris pour les passagers de grande taille. Les dossiers inclinables électriquement renforcent encore le confort, tandis que la possibilité de régler le siège avant passager depuis l’arrière peut se révéler pratique… à condition d’activer le verrouillage pour éviter les mauvaises surprises avec les plus jeunes occupants. Le grand toit panoramique offre quant à lui une belle luminosité et une agréable sensation d’espace. Cette générosité en matière d’habitabilité se poursuit côté volume de chargement. Avec 630 litres de coffre, auxquels s’ajoutent 47 litres de frunk à l’avant, la Smart #5 est dans la moyenne haute de la catégorie compte tenu de son gabarit.
588 chevaux et architecture 800V : la fiche technique qui impressionne

S’il y a bien un domaine dans lequel la Smart #5 Summit frappe fort, c’est sur le plan technique. La marque ne s’est clairement pas contentée du minimum syndical et propose une fiche technique digne de modèles bien plus onéreux. Une approche ambitieuse, qui place d’emblée ce SUV électrique parmi les références potentielles du segment. Sous le plancher, on retrouve une batterie NMC affichant une capacité brute de 100 kWh, pour 94 kWh réellement exploitables. Une valeur encore relativement rare sur le marché, et qui permet à la Smart #5 de viser une autonomie confortable, même dans des conditions d’utilisation exigeantes.
Associée à une transmission intégrale, cette batterie alimente deux moteurs électriques développant une puissance cumulée de 588 chevaux, largement suffisante pour déplacer sans difficulté les 2 370 kg de l’engin et ses occupants. À noter qu’il existe encore une déclinaison plus radicale au sommet de la gamme, la version Brabus, qui pousse la puissance à 646 chevaux.
Grâce à cet ensemble, la Smart #5 Summit revendique jusqu’à 701 kilomètres d’autonomie en cycle urbain WLTP et 540 kilomètres en usage mixte. Des chiffres particulièrement rassurants pour les conducteurs encore réticents à franchir le pas de l’électrique, et qui permettent d’envisager sereinement les longs trajets sans multiplier les arrêts recharge. Mais au-delà de la capacité de la batterie, c’est surtout l’architecture 800 volts qui constitue l’un des atouts majeurs du modèle. Encore réservée à une minorité de véhicules, cette technologie permet d’accepter des puissances de recharge très élevées.

En l’occurrence, la Smart #5 Summit peut grimper jusqu’à 400 kW en courant continu via la prise Combo CCS, un chiffre impressionnant sur le papier. Dans la pratique, ces promesses se traduisent par des performances de recharge particulièrement convaincantes. Annoncée à 18 minutes pour passer de 10 à 80 %, la #5 se montre très proche de cette valeur dans des conditions favorables. Lors de mon essai, j’ai ainsi pu passer de 8 à 86 % en seulement 22 minutes, un résultat remarquable qui place ce modèle parmi les meilleurs élèves du marché sur cet exercice.
Côté performances pures, la Smart #5 n’a pas non plus à rougir. Bridée électroniquement à 200 km/h, elle abat le 0 à 100 km/h en 4,9 secondes, des chiffres dignes de certaines sportives thermiques. Des accélérations franches et instantanées, rendues possibles par le couple immédiatement disponible des moteurs électriques, et qui facilitent aussi bien les dépassements que les insertions sur voie rapide. Malgré cette cavalerie impressionnante, la consommation homologuée reste contenue, avec une valeur annoncée de 19,9 kWh/100 km. Une donnée qui témoigne du travail effectué sur l’efficience globale du groupe motopropulseur, et qui laisse entrevoir une autonomie réaliste intéressante en usage quotidien.
Entre puissance élevée, grosse capacité de batterie et recharge ultra-rapide, la Smart #5 Summit dispose donc d’arguments techniques solides. Loin d’un simple SUV électrique « bien équipé », elle se positionne comme une véritable vitrine technologique pour la marque, capable de rivaliser avec des modèles bien plus établis.
Smart #5 : taillée pour avaler les kilomètres sans effort

Une fois installé au volant et les premiers kilomètres parcourus, la Smart #5 Summit confirme rapidement les bonnes impressions laissées par sa fiche technique. Que ce soit en usage quotidien ou sur longs trajets, elle se montre immédiatement facile à prendre en main, avec un comportement routier rassurant et parfaitement adapté à sa vocation de grand SUV électrique. Lors de mes premiers trajets dans la région parisienne, en conditions réelles de circulation, la Smart #5 m’a gratifié d’une consommation moyenne très contenue de 17,6 kWh/100 km. Un excellent résultat au regard de son gabarit et de sa puissance, qui témoigne déjà d’un travail sérieux sur l’efficience. Une base solide avant d’attaquer un trajet bien plus exigeant, direction l’Alsace en traversant les Vosges, principalement sur des nationales limitées à 110 km/h.
Sur la route, le premier élément marquant reste le confort acoustique. Grâce au double vitrage présent sur l’ensemble du véhicule, la Smart #5 se montre particulièrement silencieuse, même à vitesse stabilisée. Les bruits d’air et de roulement sont très bien filtrés, renforçant cette agréable sensation de voyager sur un véritable tapis volant, sans vibrations parasites ni fatigue auditive. Le confort de suspension participe pleinement à cette impression. L’amortissement se montre bien équilibré, capable de filtrer efficacement les aspérités, les raccords d’autoroute et les chaussées dégradées, sans jamais donner l’impression d’un réglage trop souple ou flottant. Même chargé et sur longues distances, le SUV conserve une excellente stabilité, tout en préservant le bien-être des occupants.


Sur le plan dynamique, la Smart #5 surprend également par sa rigueur. Malgré ses 2,3 tonnes sur la balance, elle affiche un comportement sain et précis. La direction se montre bien calibrée, suffisamment directe pour inspirer confiance, sans tomber dans l’hyper-assistance artificielle. En virage, la voiture reste parfaitement stable, avec des mouvements de caisse bien maîtrisés, y compris lorsque le rythme s’accélère. Les accélérations, notamment en mode Sport, sont particulièrement bien gérées. La puissance est délivrée de manière progressive et contrôlée. Sans brutalité excessive, cela permet d’exploiter pleinement les 588 ch sans jamais se sentir débordé. Un point sur lequel la Smart #5 fait même mieux que certains concurrents, comme le XPENG G6 Performance, parfois plus démonstratif mais moins fin dans sa gestion de la cavalerie.
Plusieurs modes de conduite sont disponibles, permettant d’adapter le comportement du véhicule selon les conditions et les envies. Ils influencent notamment la réponse de l’accélérateur, la direction et la gestion de l’énergie. La présence du mode « s-Pedal », équivalent du one pedal driving, permet également de conduire majoritairement à une seule pédale. Bien calibré, il se montre agréable au quotidien, notamment en milieu urbain et dans les embouteillages, sans tomber dans un excès de frein moteur artificiel.
Un comportement routier aussi rassurant qu’efficace

Sur les longs trajets, la Smart #5 fait preuve d’un réel sens du voyage. Le confort des sièges, l’éclairage d’ambiance discret, la qualité de l’insonorisation et le bon calibrage des aides à la conduite contribuent à limiter fortement la fatigue. Les assistances restent globalement bien dosées et peu intrusives. Elles permettent de profiter pleinement de la route sans avoir l’impression d’être constamment corrigé par l’électronique. L’affichage tête haute se montre particulièrement complet et utile. Il affiche de nombreuses informations essentielles, dont un rappel de l’angle mort directement dans le champ de vision. Un dispositif que l’on a déjà apprécié sur d’autres modèles comme le Lexus NX. C’est un vrai plus en matière de sécurité et de confort visuel, notamment sur autoroute.
Arrive ensuite l’étape incontournable de tout long trajet en électrique : la recharge. Le planificateur intégré fonctionne globalement bien et propose des itinéraires cohérents, même s’il reste perfectible. Il n’est par exemple pas possible de privilégier certains types de bornes spécifiques. Un manque regrettable sur un véhicule capable d’encaisser des puissances de charge aussi élevées. J’ai donc volontairement orienté mon trajet vers une borne Electra 300 kW afin d’exploiter pleinement le potentiel du véhicule. Résultat : une puissance de charge qui démarre à près de 300 kW et se maintient jusqu’à environ 70 %, avant de chuter progressivement autour de 150 kW. Bilan : 77,76 kWh récupérés en seulement 22 minutes. Une performance remarquable, qui surpasse même certains modèles réputés pour leur efficacité, comme la récente Mercedes-Benz CLA électrique.


Au terme de l’essai, le compteur affichait 1 241 kilomètres parcourus pour une consommation moyenne de 20,5 kWh/100 km. Un chiffre très proche des données constructeur, et surtout excellents compte tenu du gabarit et de la puissance. Une vraie réussite sur le plan de l’autonomie réelle. Tout n’est cependant pas parfait. L’assistant de changement de voie automatique se montre perfectible dans son fonctionnement. L’allumage automatique des feux de route souffre également de déclenchements intempestifs, générant régulièrement des appels de phare involontaires envers les autres usagers. L’absence de projecteurs Matrix LED sur un modèle de ce standing reste également regrettable.
Malgré ces quelques défauts, la Smart #5 Summit s’impose comme une excellente routière électrique, capable d’enchaîner les kilomètres avec sérénité, confort et efficacité. Elle parvient à concilier performances, douceur d’utilisation et vraie aptitude au voyage, un équilibre encore rare sur le marché.
La Smart #5, une proposition difficile à contrer sur le marché

Comme de nombreuses productions issues de groupes asiatiques, la #5 Summit adopte une philosophie simple : proposer un niveau d’équipement très complet, sans multiplier les options. À l’heure où de nombreux constructeurs facturent encore chèrement le moindre équipement, cette approche a de quoi séduire. Affichée à partir de 57 600 €, la Smart #5 Summit bénéficie actuellement d’une remise directe de 2 500 €, portant son tarif de référence à 55 100 €. Un positionnement particulièrement agressif au regard de ses prestations, de sa puissance, de son autonomie et de son niveau d’équipement. À ce niveau de prix, rares sont les modèles capables d’offrir un tel compromis entre performances, technologie et polyvalence.
Avec cette proposition, Smart vient clairement bousculer l’ordre établi sur le segment des SUV électriques familiaux. Trouver de véritables concurrentes capables de rivaliser sur tous les plans s’avère finalement assez complexe. Quelques modèles se rapprochent néanmoins de la philosophie de la #5, sans pour autant cocher toutes les cases.



Avec sa silhouette proche et son image premium, le Mercedes-Benz GLB s’impose naturellement comme l’un des premiers points de comparaison. Fraîchement renouvelé, il dispose désormais d’une architecture 800V. Dans sa version GLB 350 AMG Line, il est proposé à partir de 65 900 €. Avec une batterie de 85 kWh et 354 chevaux, il reste nettement en retrait face à la Smart #5 sur le plan performance. Une fois équipé à niveau équivalent, son tarif dépasse facilement les 80 000 €.


Du côté de Peugeot, le e-5008 constitue une alternative intéressante, notamment grâce à son habitabilité et à son image familiale. Néanmoins, la gamme impose un compromis entre puissance et capacité de batterie. Dans une configuration GT Exclusive 325 ch à transmission intégrale, associée à une batterie de 73 kWh, le tarif débute à 51 620 €. Il grimpe rapidement à 55 720 € avec quelques options. Un prix comparable à celui de la Smart, mais avec un équipement plus limité, une autonomie inférieure et surtout l’absence d’architecture 800V et de vraie vitesse de charge.



Le Skoda Enyaq s’invite également dans la comparaison par son gabarit et sa polyvalence. La version RS de 340 ch et d’une batterie de 84 kWh est proposée à partir de 55 590 €. Elle est bien équipée de série, mais nécessite tout de même un passage par la liste d’options. La facture atteint ainsi 63 000 €. Là aussi, vitesse de charge et consommation seront en retrait par rapport au Smart #5.


Incontournable dans ce type de comparatif, la Tesla Model Y Performance rentre en scène. Affichée à partir de 61 990 €, elle développe 460 chevaux et embarque une batterie de 72,5 kWh. Pour une fois, elle n’est pas la plus compétitive sur le plan tarifaire surtout qu’il faut là aussi passer par les options. Elle s’oriente davantage vers un positionnement dynamique plus que véritablement baroudeur. Là encore, il n’y a pas de charge ultra rapide et d’architecture 800V.



Autre concurrent sérieux à considérer, le XPENG G6, déjà évoqué plus haut dans cet essai, mérite également sa place dans ce comparatif. Proposé à partir de 50 990 € en version AWD Performance, il dispose lui aussi d’une architecture 800V et développe une puissance confortable de 495 chevaux. Légèrement plus long mais plus bas que la Smart #5, il mise davantage sur une silhouette profilée, ce qui lui permet de proposer un coffre plus généreux. En contrepartie, l’habitabilité intérieure, notamment aux places arrière, se révèle moins convaincante. Affiché a 52 980 € une fois optionné, il s’impose néanmoins comme l’un des concurrents les plus sérieux de la Smart #5 Summit, et probablement son rival le plus direct en termes de rapport prestations-prix.
Ces différentes concurrentes illustrent des approches variées du SUV électrique familial, entre sportivité, rationalité et image premium. Aucune ne parvient réellement à réunir l’ensemble des arguments proposés par la Smart #5 Summit. Même si elle reste encore relativement rare sur nos routes, la Smart #5 possède le potentiel pour devenir un best-seller. Son rapport prestations-prix, son niveau technologique et son positionnement hybride entre premium et polyvalence pourraient bien donner du fil à retordre à une concurrence parfois plus conservatrice.
Une vraie révélation électrique

Après plus de 1 200 kilomètres passés à son volant, difficile de ne pas éprouver un léger pincement au cœur au moment de rendre les clés. Un sentiment qui ne trompe pas, et qui traduit souvent la réussite d’un essai. Que ce soit par son agrément de conduite, son confort général ou son style affirmé, ce SUV électrique a su marquer des points sur pratiquement tous les tableaux. Au quotidien comme sur longs trajets, la #5 s’est montrée remarquablement polyvalente. Confortable, silencieuse et dotée d’une autonomie réaliste rassurante, elle se prête aussi bien aux déplacements urbains qu’aux grandes escapades. Sa recharge ultra-rapide change véritablement la donne sur autoroute en raccourcissant les arrêts.
Sur le plan technique, la Smart #5 Summit impressionne par la cohérence de sa proposition. Sa puissance exploitable et son comportement routier inspire confiance. Elle réussit à conjuguer performances, douceur d’utilisation et sérénité de conduite, un équilibre encore trop rare dans cette catégorie. L’habitacle participe pleinement à cette réussite. Spacieux, technologique et globalement valorisant, il offre un véritable environnement premium, malgré quelques choix de matériaux perfectibles. La très bonne habitabilité et ses équipements de confort facilitent grandement la vie à bord sur les longs trajets.


Au moment de chercher les défauts, on se retrouve finalement à pinailler. Des points perfectibles mais qui ne remettent jamais en cause l’excellente impression générale laissée par le véhicule. Avec cette #5 Summit, Smart signe une proposition particulièrement aboutie, qui se démarque aussi bien des productions chinoises émergentes que des références européennes plus établies. La collaboration avec Mercedes-Benz apporte une vraie crédibilité technique et qualitative. De son côté, l’apport de Geely permet d’afficher un rapport prestations-prix redoutablement compétitif.
Cette Smart #5 n’est donc pas seulement un bon SUV électrique : elle représente une véritable alternative crédible et séduisante sur un marché pourtant très concurrentiel. Une réussite qui suscite déjà une certaine curiosité envers la version Brabus la plus dynamique.
Retrouvez juste après notre tableau récapitulatif ainsi que notre traditionnelle galerie photos regroupant l’intégralité des clichés réalisés pendant l’essai :
| Les + | Les – |
| Rapport qualité/prix | Quelques plastiques durs |
| Confort routier | Planificateur d’itinéraire optimisable |
| Habitabilité |



















































Texte et photos : Julien HUET pour Virages Auto
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