Depuis 1983, la Micra est un incontournable de Nissan en France. Au cœur du marché des citadines, elle a séduit des millions de clients avec une voiture pratique et bien conçue. La troisième génération ajoutait un design expressif, tout en rondeur. Et surtout c’était la première à puiser dans la banque d’organe de l’Alliance Renault/Nissan. Les difficultés actuelles de l’Alliance n’ont pas empêché Nissan de développer une toute nouvelle Micra (la sixième du nom) en se basant très largement sur la Renault 5. Mais est-ce une mauvaise chose ? Mérite t-elle la note de 5 sur 5 ? C’est ce que nous allons voir dans notre essai. Essai Nissan Micra Evolve 150 : 5 sur 5 ?
Shibui
Tout au long de sa vie, la Nissan Micra a profondément évolué avec son époque. Le Cubisme des années 80 pour la première (K10) a vite laissé sa place aux rondeurs sympathiques des années 90, où la deuxième génération (K11) était la définition même du Bio-Design et on garde en tête le vibrant hommage que notre ami JB lui avait rendu. Et tandis que les rondeurs et le même esprit sont gardés pour les deux générations suivantes (K12 et K13), la cinquième génération (K14) lancée en 2016 bascule sur un vrai dynamisme à base d’arêtes et d’angles pointus.
Cette nouvelle génération (K15, vous l’aurez deviné…) fait un mélange des genres. Elle renoue avec les rondeurs mais n’abandonne pas pour autant les lignes tendues qui semblent obligatoires de nos jours. Les grands feux de jour ronds lui donnent un regard jovial, bien complété par une bouche horizontale en aluminium qui ressort quelle que soit la teinte de caisse.



Les phares rectangulaires sont comme une pupille et le petit décroché sur l’aile me rappelle fortement les phares des Range Rover Sport. Il y a pire référence ! Et en plus ils vous font un clin d’œil au déverrouillage.
Ce fameux décroché se prolonge d’ailleurs dans la carrosserie jusqu’à l’arrière. Nissan est allé jusqu’à le baptiser « Gelato Scoop », évoquant la marque laissée par une cuillère dans une crème glacée. On imagine déjà les sessions de Brain-Storming pour arriver à ce résultat. Après la cuillère, un liseré gris au-dessus des vitres se termine avec une forme de couteau. Désolé, mais même en ayant cherché nous n’avons pas trouvé de fourchette…



Sur toutes les versions, la Micra aura des jantes de 18 pouces, avec enjoliveurs en entrée de gamme ou aluminium avec divers styles selon les versions. Sur notre version d’essai, c’était les jantes « Sport » (oui, c’est leur vrai nom, ils avaient déjà tout donné pour le Gelato Scoop au marketing) et elles sont facturées 500€. Elles remplissent correctement les passages de roues mais ne paraissent pas non plus si énormes que ça.
A l’arrière, les feux ronds font directement écho à l’avant et on constate que Nissan a aussi cédé à la mode du remplacement de leur logo par un marquage NISSAN en toutes lettres. On s’étonne au passage que la marque et le modèle ne soient pas du même gris, ce qui aurait donné un peu plus d’homogénéité.
Notre Noir Périgord (650€) ajoute une touche d’élégance à l’ensemble et masque complètement les nombreux inserts noir brillant de la carrosserie : bas de pare-chocs avant, ligne entre les phares, élargisseurs d’ailes, bas de caisse, grosses baguettes latérales, coques de rétroviseurs, ligne entre les feux arrière ou encore diffuseur arrière. Il faudra vous projeter pour les voir ! Ou bien il faudra aller sur le configurateur pour apercevoir également les 5 autres teintes (Bleu Azur, Bleu Roi, Gris Galet, Rouge Occitan, Blanc Camargue) qui peuvent être associées à un toit Noir ou Gris sans supplément sur notre version haut de gamme Evolve.



Au global, cette nouvelle Micra possède une vraie cohérence de style et elle renoue avec ses rondeurs d’antan. Quelques lignes plus dynamiques sont présentes mais sans plus. L’ensemble est moderne et pourrait faire penser sous certains angles aux Fiat 500/600, Mini Cooper ou à la nouvelle Twingo. Pour notre part, les phares avec les feux de jour rappellent tout simplement le logo Nissan !
Et à ceux qui affirment que la base de R5 se voit comme le nez au milieu de la figure : non. Certains spécialistes disent qu’ils ne voient que ça, mais franchement la différenciation faite par Nissan est poussée et bien réalisée. Il n’y a d’ailleurs que très peu en commun avec la Renault (pare-brise, montants et vitrage latéraux, rétros et poignées de portes), Nissan ayant changé tous les panneaux de carrosserie. Même le capot est implanté différemment, plus horizontal sur la Micra, donnant un peu plus de muscle au profil. Pour les clients lambda il s’agira vraiment de deux styles différents, on est loin, très loin de la similitude entre une Renault Clio 5 et une Mitsubishi Colt !
Essai Nissan Micra Evolve 150 : Poulet au Wasabi
A l’intérieur en revanche, c’est nettement plus difficile de voir la patte Nippone. La planche de bord est reprise telle quelle de la Renault mais heureusement avec quelques spécificités. Les couleurs vives de la 5 laissent place à plus de sobriété. Le sombre dominant de série peut être remplacé par un « intérieur ZEN » (400€) qui apportera une jolie sellerie beige plus gaie. On retrouve le tissu beige sur la planche de bord et les contre-portes.
Le placage coté passager adopte un effet bois discret très réussi et pour rappeler les origines de la marque, le rangement central et le montant de coffre accueillent un dessin du Mont Fuji. Enfin, Nissan a même changé le son à la fermeture des portes. Et inutile de préciser que le centre du volant et que les écrans sont avec le logo Nissan ! Pour toute le reste, c’est commun avec la cousine au losange. Est-ce un mal ? Non.



Lors de nos essais des Renault 5 Iconic et Evolution et même de l’Alpine A290 nous avions apprécié la qualité de fabrication, malgré l’abondance de plastiques durs y compris sur le haut de planche de bord et sur les portes avant. C’est ici encore le cas.
On retrouve également l’excellent système multimédia qui fait confiance à Google pour fonctionner, avec écran et compteurs qui mesurent 10 pouces. Et même quelques années après, cela reste l’un des meilleurs (pour ne pas dire LE meilleur) du marché. Tout y est : rapidité, simplicité d’utilisation, commande vocale efficace, connexion rapide de son smartphone, planificateur d’itinéraire redoutable d’efficacité et de précision pour rassurer sur les grands parcours. Et en plus on peut désormais afficher la carte Waze directement dans le combiné !
Impossible de louper le chargement de votre téléphone par l’induction : l’information est affichée sur la zone de charge, avec un pictogramme sur l’écran ainsi que sur le menu CarPlay si vous êtes connectés. Et dire que certains constructeurs enlèvent purement et simplement cette info… Bon, en revanche, en utilisation réelle le chargeur ne parvient pas à charger plus que la consommation de Waze, donc un retour aux bons vieux câbles sera préférable. Et ça chauffera moins.
La sono Harman Kardon est de série sur cette version Evolve. Avec 9 haut-parleurs et un caisson de basse, elle offre un son plaisant et bien restitué. Plaisants également, les éclairages d’ambiance indirects qui permettent de choisir entre 48 couleurs ou qui peuvent changer tout seuls selon le moment de la journée.



Rien à dire sur les places avant, spacieuses et bien accessibles malgré le plastique de la colonne de direction assez proéminent. C’est plus compliqué à l’arrière, avec des portes étroites et pas découpées droites qui obligent à se contorsionner pour accéder aux places arrière à l’espace compté. Mais c’est depuis ces places qu’on pourra admirer au mieux le très joli ciel de toit gaufré, faute de toit vitré même en option. Et dire qu’à une époque la Micra nous gratifiait d’une version extra C+C !
Heureusement le plancher est plat et c’est bien mieux coté coffre avec 326 L de capacité et des contours carrés, même s’il est dommage de ne pas avoir de coffre avant (Frunk) pour ranger les câbles de charge. C’est d’autant plus dommage que la plate-forme est 100% électrique ! On se console avec des petits rangements un peu partout : boite à gants, accoudoir ainsi que des vide-poches.
Et dernier détail avant de prendre la route, un petit coq sur le pare-brise nous rappelle qu’elle est Made In France, comme la génération précédente. Il faut dire que la production de la Micra a été éclectique depuis la première génération, passée par le Japon, la Thaïlande, la Grande-Bretagne puis la France.



Katana
Nous l’avons vu, les différences avec sa cousine sont grandes coté style mais moins marquées à l’intérieur. Et sur le plan mécanique alors ? On continue decrescendo. Et là… rien. Nanimonai. Mais on pose la même question qu’au-dessus : Est-ce un mal ? Non.
La plate-forme AmpR Small est devenue une référence pour le segment B, avec des prestations bien souvent au niveau d’un segment supérieur. Et vous l’aurez certainement compris quand on a parlé de la Renault 5 : cette nouvelle Micra est désormais 100% électrique.
On ajuste la position de conduite, plutôt bonne, et avant de démarrer on cherche toujours autant quelle commande activer à droite du volant : il n’y en a pas moins de 6 ! Sélecteur de boite, essuie-glaces, musique et palette de régénération derrière le volant ; ordinateur de bord et sélecteur de mode sur le dessus. En revanche nous ne pouvons qu’apprécier le bouton « étoile » (favoris) sur le volant. Il permet de choisir la fonction à activer. Et en cette période de grand froid, l’allumage simultané du volant et des sièges chauffants est très appréciable. Et en plus le volant chauffe bien, contrairement à certaines concurrentes qui chauffent… où on ne met pas les mains.



En ville, la Nissan Micra braque bien et se faufile avec aisance sur un filet de watts. Les grandes jantes 18 pouces renvoient quelques raideurs sur les petits chaos mais cela reste très confortable. Lors des manœuvres on regrettera juste la visibilité arrière limitée et la présence d’une simple et tout juste correcte caméra de recul, sans possibilité d’avoir une caméra avant ou un système 360°, même en option. En revanche le rayon de braquage est hyper court.
Contrairement à beaucoup d’électriques, le freinage n’est pas trop artificiel et en plus la Micra dispose d’un mode 1-Pedal qui permet un freinage maitrisé en relâchant l’accélérateur. L’activation est très simple : il suffit de tirer la palette de gauche. Quelques mètres suffisent pour s’y habituer et il est très doux avec un léger relâchement sous les 5 km/h pour plus de confort. Et au-dessus de 50 km/h il se transforme en « simple » régénération au freinage, c’est parfait ! Les réfractaires pourront sélectionner cette « simple » régénération via les palettes ou carrément de laisser la voiture filer comme une thermique. N’oublions pas que Nissan est un précurseur de cet équipement depuis 2017 sur la Leaf.
Citadine par sa catégorie mais pas que, la Micra est aussi à l’aise en dehors des villes. Les 150 chevaux sont bien présents et même sans le mode Sport la poussée est franche. Le 0 à 100 km/h en 8 secondes et le couple de 245 Nm ne cassent pas de records. Mais le couple immédiat et le grand dynamisme de la Micra aident à enchainer les virages avec l’efficacité d’une sportive. La direction pourrait être plus précise mais le train avant s’inscrit rapidement dans les courbes. L’essieu arrière (avec un train multi-bras, inédit sur ce segment) enroule sans broncher.



Il faudra juste faire attention au changement de comportement sous la pluie, les pneus spécifiques EV étant sensibles au mouillé. Mais cela n’empêche pas de prendre un vrai plaisir à bord, bien calé dans les sièges. La voiture est très saine, engageante, agile et toujours confortable avec un compromis confort/tenue de route juste parfait. Les suspensions talonnent rarement et absorbent tout, les quelques raideurs ressenties à basse vitesse ne sont qu’un lointain souvenir. Le confort acoustique est également bon, avec des bruits d’air et de roulement maitrisés même sur autoroute.
Puisqu’on parle d’autoroute, la Micra est aussi prête pour les affronter. Certes, l’autonomie fondra comme neige au soleil, mais tout l’arsenal est là. En premier lieu, le mode ECO qui bride automatiquement la voiture à 115 km/h pour économiser de précieux kilomètres. Dans tous les cas, les trajets se feront en sécurité. En effet, toutes les aides à la conduite possibles répondant présentes, particulièrement avec notre pack ProPilot Park à 500€. Surveillance active des angles morts, alerte de trafic arrière, parking automatique, régulateur actif avec adaptation automatique à la vitesse détectée très efficace, maintien actif dans la voie très précis… Et même une caméra dans le montant gauche qui surveille l’attention du conducteur et vous engueulera quand vous réglerez le GPS. A noter que dans les bouchons, le régulateur repartira tout seul même en cas d’arrêt prolongé.



Micra-Watt
Avec sa batterie de 52 kWh, la Micra est homologuée à 416 km WLTP avec une consommation de 14,7 kWh. Notre essai hivernal avec chauffage et sans chercher l’éco-conduite faisait plutôt état d’une autonomie réelle de 320 km. La puissance de recharge est dans la moyenne basse du segment avec 100 kW mais (et c’est peut-être ça le plus important !) elle les prend réellement et semble les garder un moment durant les supercharges. Autre bon point pour glaner quelques kilomètres : la pompe à chaleur est de série sur toute les versions.
En revanche sur des charges domestiques la Nissan prenait moins de puissance que notre « vieux » Mokka-e. Pourtant on utilisait la même prise et avec le même câble… Et pour ces recharges domestiques, il est dommage de ne pouvoir mettre qu’une heure de fin et pas une heure de départ. C’est pourtant pratique pour gérer des contrats en heures creuses. Là aussi le Mokka, pourtant totalement largué coté connectivité, le propose.



Et là ou l’Opel ne peut pas lutter coté infos de recharge c’est avec le Trip Planner évoqué plus haut. Celui de la Micra (et donc de la Renault 5) est probablement le meilleur du marché. Il s’adapte aux trajets à une vitesse folle et avec précision. De quoi casser un grand nombre de freins aux éléctro-réfractaires !
Encore rare sur le segment B, la Micra dispose d’une fonction « Vehicle to Load » (V2L). Concrètement, véhicule à l’arrêt et frein de parking serré cela permet de connecter des appareil électriques directement dans la prise de recharge. Le système fournit de l’énergie en courant alternatif (AC), jusqu’à 16A / 3,7 kW, en utilisant l’énergie électrique stockée dans la batterie de traction.
Essai Nissan Micra Evolve 150 : Samouraï prêt au combat
Notre exemplaire d’essai en finition haut de gamme Evolve débute à 36.000€. Les options Noir Périgord, le parking mains-libres ProPilot Park, Intérieur ZEN et jantes Sport font monter la note finale à 38.050€. Une facture salée mais qui reste dans le marché des citadines électriques. Heureusement les équipement de série sont nombreux.
Pêle-mêle nous pouvons citer le siège conducteur électrique avec réglage lombaire, le siège passager réglable en hauteur, les jantes alu 18 pouces, le système hifi Harman Kardon, les éclairages d’ambiance, le pack hiver (sièges et volant chauffants), la conduite semi-autonome, le multimédia Google, la conduite 1-Pedal, le frein à main électrique, les phares et feux 100% LED, les rétroviseurs dégivrants et rabattables électriquement, les radars de stationnement avant et arrière + caméra de recul ou encore le chargeur induction, la très utile pompe à chaleur et un toit noir (sur les autres teintes que celle-ci, évidement).
Par contre à ce prix et même en option, il ne faudra pas compter sur un toit ouvrant ou panoramique. Il faudra aussi oublier des phares Matrix, une sellerie cuir, des caméras 360° ou sur une climatisation bizone.



Si certains équipements vous paraissent superflus, la version Advance fera économiser 2.500€ (soit 33.500€). Pour cela, il faudra renoncer à un peu de confort. La hifi passe à 4 HP et 2 tweeter au lieu de 9 HP. L’intérieur Sport avec sellerie en TEP bleu disparaît, comme le toit noir et les jantes alu 18 pouces. Vous aurez à la place des jantes tôle avec enjoliveurs comme sur la Renault 5 Evolution. La version Advance perd également le pack hiver, la conduite semi-autonome et le siège conducteur électrique.



La version de base Engage n’est pas comparable mais complète la gamme. Elle n’est disponible qu’avec la petite batterie de 40 kWh et le moteur de 120 chevaux. Elle est évidemment moins équipée. On ne retrouve pas le système Google, l’antenne aileron de requin, les inserts alu à l’extérieur, l’éclairage d’ambiance. Le siège conducteur n’est plus réglable en hauteur. Le volant passe en plastique (au lieu d’un TEP, qui est un… plastique). Enfin, le 1-Pedal disparaît tout comme la caméra de recul, et un combiné de 7 pouces prend place devant le conducteur. Mais elle démarre à 28.000€.
Dans tous les cas c’est le Blanc Camargue qui est de série.



En face de la Nissan, il y a évidement en tête de liste la Renault 5. Identique sur toute la partie mécanique, elle se démarque par son style néo-rétro et son intérieur plus coloré. Coté prix c’est bonnet blanc et blanc bonnet puisqu’une version haut de gamme Iconiq Cinq avec un équipement équivalent coutera 36.090€. Contrairement au lancement, ce n’est plus le jaune Pop qui est série mais le noir Etoilé associé aux jantes Chrono. A noter que l’image plus forte de la Renault (surtout en France) sera probablement un atout pour la revente. La Renault 5 bénéficie aussi d’une gamme plus large. D’un coté vous retrouvez une version d’accès Five de 95 ch avec les équipements juste nécessaires. A l’opposé, vous aurez la très chic Roland Garros ou la sportive Alpine A290.



Paradoxalement la plus grande concurrente Française, la Peugeot E-208, n’est pas Made In France comme la Micra. Avec 156 ch et une batterie de 54 kWh elle annonce une autonomie WLTP de 424 km. Il faut opter pour la version GT Exclusive pour avoir la conduite semi-autonome, les sièges chauffants, la navigation, la recharge par induction et la pompe à chaleur.
Mais même avec cette version qui coiffe, la gamme les jantes ne seront « que » de 17 pouces. L’éclairage d’ambiance laissera le choix entre 8 couleurs au lieu de 48. Enfin le système multimédia sera largué sur tous les points par rapport à celui de la Micra. Mais elle aura le jaune Agueda de série avec en plus une très jolie sellerie en Alcantara. Elle aura le volant en cuir pleine fleur, une caméra de stationnement avant HD. Enfin contre 650 €, vous pourrez avoir un toit panoramique en verre. Maigre pour justifier la différence de prix, puisque la E-208 s’échange contre 41.600€, hors remise !



La BYD Dolphin Surf est à peine plus longue (de 4 cm). Mais elle est surtout plus haute de 9 cm et plus étroite de 6 cm. Cela lui donne une perception nettement différente. Plus carrée dans son style, elle offre quasi la même puissance avec 156 ch. La batterie de 43,2 kWh annonce une autonomie WLTP de 310 km avec une puissance de charge limitée à 85 kW. Les jantes ne sont qu’en 16 pouces mais l’équipement est très complet et le prix catalogue est de « seulement » 25.990€.



Concurrente chic : la Mini Cooper E. Moins pratique avec ses 3 portes elle est néanmoins plus puissante avec 184 ch. La petite batterie de 36,6 kWh annonce une autonomie WLTP de 300 km tout rond. La recharge atteint au maximum 95 kW. Elle débute à 30.700€ en Essential mais pour avoir un équipement approchant celui de la Micra il faut basculer sur la Favoured à 35.530 € et ajouter les jantes 18 » (820 €).



Vu les annonces récentes, il est probable que Ford utilise la base AmpR Small pour une hypothétique future Fiesta. En attendant, chez l’ovale il faudra opter pour le très réussi Puma Gen-E. Moins berline et plus SUV, il possède un grand habitacle et surtout un coffre immense de 574 L. Un véritable record pour la catégorie, qui en plus est complété par un Frunk. Lancé avec une batterie de 43,6 kWh et 376 km d’autonomie WLTP, il rattrape son retard et vient tout juste de recevoir une mise à jour de la batterie (46 kWh) qui lui donne 417 km. Dynamique à conduire (bien qu’un peu ferme) il fait mieux que la Micra coté aides à la conduite avec une vraie conduite autonome « Blue Cruise » sur autoroute (1.450€). Mais il n’a pas (encore ?) de V2L. Le Puma Gen-E démarre à 33.990€ en version sobrement baptisée … Gen-E.
La version haut de gamme Premium est affichée à 36.490€. Il faudra ajouter le pack Hiver (500€) qui permet de chauffer le pare-brise en plus du volant et des sièges et le pack Assistance Avancée (1.250€) qui apporte le régulateur adaptatif avec maintien dans la voie, stop & go, caméra 360° et aide au stationnement avant. Soit un total 38.240€, très proche de notre Micra, avec le jaune Electric de série (qui peut avoir un toit noir pour 600€).
Et sur cette version, l’écran est plus grand que sur la Nissan (12 pouces) et la hifi B&O annonce 650W via 10 haut-parleurs. Pour enfoncer le clou, des phares matriciels sont disponibles en option contre 750€. Il en va de même pour le toit ouvrant (1000€). Le Puma peut même surenchérir pour la taille des jantes avec 19 pouces à 600€ !



Pas encore dévoilée entièrement mais teasée jusqu’à l’os, la Volkswagen ID. Polo se montrera dans quelques semaines et s’annonce comme un acteur incontournable des berlines du segment B.



Essai Nissan Micra Evolve 150 : reçue 5 sur 5 ?
Pourquoi l’acheter ?
Déjà parce que c’est une bonne voiture, sans défaut rédhibitoire et avec des qualités indéniables. Certes son habitabilité pourrait être meilleure. Mais cela reste une citadine de moins de 4 mètres (3,97 m précisément) hyper agile, à l’aise en ville comme en dehors, confortable, très plaisante à mener et avec des écrans au top du marché.
Alors pourquoi elle plutôt que la diva d’en face ?
Pour son style, moins iconique mais pas moins moderne et réussi. Pour profiter d’un réseau certes moins développé mais qui a la réputation de prendre le temps de s’occuper de ses clients. Et cela ferait un duo raccord avec votre Qashqai, X-Trail ou une vraie complémentarité avec votre 300ZX, 350Z ou 370Z !
Elle s’adresse également aux Nipponophiles (bon OK elle est made in France et Designed in UK mais elle en a l’esprit). Elle consomme un peu moins avec 6 km WLTP en plus à chaque recharge. Dernier point et non des moindres, la Micra propose une garantie jusqu’à 10 ans.
Dites Nissan-san… Vous nous faites une Nismo avec l’attirail de l’Alpine A290 ?
| Les + | Les – |
| Tenue de route / agilité | Habitabilité / accessibilité arrière |
| Confort global | Tarif / Equipements absents même en option |
| Multimédia / aides à la conduite | Ergonomie / Pas de frunk |






































Texte et photos : Romain
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